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Microélectronique : Wipro (ex-NewLogic) envisage de fermer le site de Sophia

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Azim Premji, au centre, et ses collaborateurs en compagnie du sénateur Pierre Laffite, lors de sa visite dans les locaux de Wipro-NewLogic à Greenside Sophia Antipolis en janvier 2006.

 

Une nouvelle menace pour la technopole de Sophia Antipolis et pour la microélectronique azuréenne durement touchée par la crise économique : la société indienne Wipro (65 personnes sur Sophia) risque de cesser ses activités sur le site d'ici la rentrée de septembre. La rumeur en courait sur la technopole depuis peu. Si la société n'a pas officiellement annoncé sa décision, un comité d'entreprise a été convoqué d'ici la fin de la semaine. Une réunion à l'issue de laquelle, une communication officielle pourrait se faire.

 

L'histoire, sur le site sophipolitain, démarre en 1999 avec NewLogic, une société de R&D autrichienne spécialisée dans le développement de composants pour le sans fil. Cette société connaît une belle montée en puissance et est rachetée par la puissante SSII indienne Wipro (3 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel) en décembre 2005. NewLogic, rebaptisée Wipro-NewLogic, puis Wipro tout court comptait alors une peu plus de 40 personnes. Le rachat est bénéfique dans un premier temps puisque, après la venue sur le site du Pdg Azim Premji, le "maharajah de l'informatique", Wipro se développe sur la technopole et double pratiquement ses effectifs avec des activités consacrées essentiellement au développement de technologies sans fil, tels que "IP cores for Blue-tooth and Wireless LAN".

 

Mais, depuis l'entrée en crise, l'été dernier, la société resserre les boulons. A Sophia, les départs n'ont pas été remplacés et la société a commencé à perdre des effectifs, passant de 80 personnes à 65 aujourd'hui. L'ex NewLogic de Sophia est aujourd'hui considéré par la maison mère de Bangalore comme globalement pas assez profitable. D'où une volonté de le fermer et de ne garder les activités de l'ex NewLogic qu'à Munich en Allemagne et en Autriche. Dans ce domaine, seule une activité commerciale serait maintenue à partir du bureau parisien et du directeur France nommé en novembre dernier.

 

Pour l'emploi azuréen, cette fermeture serait un nouveau coup dur après les plans sociaux de Texas Instruments, ou plus récemment, celui que couve HP. Quelques postes pourraient être proposés aux salariés sophipolitains de Wipro sur Munich ou l'Autriche. Mais pour la plupart des 65 salariés, pratiquement tous du niveau ingénieur, c'est la suppression de poste pure et simpla qui est en vue.

 


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