ShareThis

Thales Alenia Space livre "l'œil de lynx" du satellite d'observation Pléiades

pleaides-2_500.jpg 

Conçu dans les salles blanches de Thales Alenia Space à Cannes La Bocca, un instrument d'optique d'une redoutable précision.

 

Un véritable "œil de lynx" de l'espace. Avec l’instrument d’optique Pleiades, la résolution des images au sol est désormais portée à 70 cm pour une fauchée de 20 km, dans le visible et le proche infra-rouge. Cet instrument à très haute résolution que Thales Alenia Space, à Cannes, a livré pour qu'il soit intégré, testé et validé sur le deuxième satellite d’observation européen Pléiades en cours de fabrication dans les locaux d’Astrium à Toulouse, ouvre également la voie à d’importantes innovations. TAS cite en exemple le Sous-Ensemble de Détection Hautement Intégré (SEDHI). Cela tout en offrant une réduction de l’encombrement dans un coefficient 3 par rapport aux générations antérieures.

 

Structure en Carbone / Carbone et miroirs en Zérodur

 

L'instrument représente un véritable concentré de hautes technologies. Il est basé sur un concept à très haute stabilité dimensionnelle associant une structure en Carbone / Carbone (matériau insensible à l’humidité et présentant un coefficient de dilatation extrêmement faible) et des miroirs en Zérodur. Afin de présenter la meilleure performance en vol, l’instrument intègre un dispositif original de refocalisation thermique évitant un mécanisme complexe. L’ensemble de ces avancées technologiques combiné à l’accroissement des performances du satellite (capacité de pointage et de basculement du satellite, transmission au sol des informations à 450 Mbits par seconde) permet une amélioration très sensible des performances mission.

 

Le projet Pléiades imposait ces hautes performances. Composante du programme ORFEO (Optical and Radar Federated Earth Observation), coopération franco-italienne entre le CNES et l’ASI, Pléiades constitue une avancée technologique majeure dans le domaine des systèmes d’observation optiques terrestres. Maître d’œuvre de l’ensemble du système (et notamment de la composante sol), le CNES a confié la maîtrise d’œuvre des satellites à Astrium et la réalisation des instruments à Thales Alenia Space. La vocation duale de ce programme permet de mieux répondre aux enjeux militaires et civils européens (les cartographes, vulcanologues, géophysiciens, hydrologues ou urbanistes, etc..).

 

Des instruments d'optique à très haute performance et à très haute résolution

 

Le premier modèle de vol avait été livré en juillet 2008. Il a été intégré sur le satellite et c’est maintenant le deuxième modèle de vol qui à son tour entamera, chez Astrium à Toulouse, une campagne d’intégration et de vérification de niveau satellite. Conçus pour une durée de vie de cinq ans et dotés d’une grande agilité en orbite (capacité de basculement), les deux satellites d’observation Pléiades seront à même de prendre successivement plusieurs images le long de la trace ou hors trace, réalisant ainsi une véritable mosaïque des scènes au sol. L’exploitation des images sera assurée par Spot Image, filiale d’Astrium.

 

"Ce contrat Pléiades confirme une fois de plus la position de Thales Alenia Space en tant que leader européen dans les instruments d’optique à très haute performance et à très haute résolution" note le constructeur de satellites. Pléiades "bénéficie de l’éventail de compétences de Thales Alenia Space développées au cours des programmes majeurs que sont Hélios I & II pour la très haute résolution géométrique, les instruments Végétation (à bord de Spot 4 et 5) et MERIS (à bord d’Envisat) de haute résolution géométrique et radiométrique observant respectivement les terres émergées et les océans". A ajouter que, dans ce domaine, Thales Alenia Space a également réalisé le sondeur atmosphérique IASI (à bord de METOP), interféromètre infrarouge de très haute résolution spectrale améliorant considérablement les prédictions météorologiques de Météo France.

 


Crédits Indigen
- Copyrights WebTimeMedias 2011