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Applications Web mobiles : l'antisèche du W3C est avancée !

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Qui va l'emporter ? Les applications mobiles, mi-web, mi logiciel, téléchargées par centaines de millions sur les iPhone ou les mobiles Android, ou les applications Web mobiles, versions mobiles des sites Web ? Alors que l'usage du mobile explose avec l'envolée des smartphones et des tablettes graphiques, que certains annoncent même la mort du Web, le World Wide Web Consortium dont l'antenne européenne est à Sophia Antipolis continue à parier sur le Web mobile. Le W3C annonce ainsi un nouveau standard destiné à faciliter la tâche des développeurs et fournisseurs de contenu qui créent des applications dynamiques via le Web mobile. Publiées comme recommandations du W3C, les bonnes pratiques pour ce type d'applications (MWABP), proposent ainsi des conseils pratiques d’experts pour faciliter le développement et la mise en œuvre d’applications Web mobiles sur de nombreuses plates-formes.

 

Pour le W3C, les applications Web mobiles ont un avenir brillant

 

"Ce document est une mine d’or de conseils : j’ai eu l’occasion de les mettre en application pour m’assurer que l’application mobile "antisèche" du W3C (W3C cheatsheet) fonctionnait non seulement sur des appareils mobiles, mais aussi sur tous les autres types d’appareils" déclare Dominique Hazaël-Massieux, responsable de l’initiative Web mobile pour le W3C. "Ces conseils sont solidement ancrés dans l’expérience concrète de développeurs d’applications Web, d’opérateurs de télécommunications et d’éditeurs de navigateurs."

 

Pour les concepteurs d’application, la possibilité d’écrire du code une seule fois et de pouvoir l’appliquer dans différents environnements est une véritable aubaine. L’essor du marché des applications mobiles a de ce fait accru l’intérêt porté au Web comme plate-forme de développement pour ces appareils (comme le relève un livre blanc rédigé par un analyste du GIA). Les applications Web remplacent déjà les applications natives présentes sur beaucoup d’ordinateurs. Cette tendance devrait se confirmer pour les terminaux mobiles dans un avenir proche : la plate-forme Web répond en effet aux problèmes de fragmentation bien connus des développeurs mobiles. En outre, le Web simplifie et accélère le déploiement et la mise à jour des applications, sans aucune intervention de l’utilisateur, et permet une intégration transparente des services déployés via l’informatique en nuage ("cloud"). Les utilisateurs eux aussi apprécient le Web comme plate-forme d’applications mobiles.

 

Des directives claires pour une intégration complète à la plate-forme Web ouverte du W3C

 

Grâce aux efforts sans relâche des groupes de travail HTML5, CSS3, SVG et WAI-ARIA, le Web a rapidement rattrapé son retard et permet aujourd’hui de créer des interfaces utilisateurs supérieures. Ce travail de concert favorise les innovations et les nouveaux usages que seule la plate-forme Web permet. Le W3C investit dans le développement d’une plate-forme encore plus puissante pour les développeurs, incluant notamment une meilleure intégration du matériel et des capteurs : les groupes de travail Applications Web, Notifications Web, Evénements Web, APIs des périphériques, et Géolocalisation fournissent une manne d’APIs JavaScript pour combler l’écart existant entre les applications natives et Web dans les mois et années à venir.

 

"Les bonnes pratiques des applications Web mobiles aident à déterminer quelles technologies Web sont particulièrement pertinentes pour les terminaux mobiles. Ces directives expliquent également comment concevoir des applications Web réactives à leur contexte d’utilisation, tout en économisant l’usage du réseau et en optimisant les temps de réponse pour le plus grand confort des utilisateurs", explique le W3C.

 

Voir Les bonnes pratiques des applications web mobile présentées sous forme de cartes.

 


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