Alpes-Maritimes : trois jours avant l'acte III, une mobilisation sous tension

Alors que l'appel à manifester samedi 31 octobre à Nice a été officialisé, la préfecture n'a pas encore précisé le parcours autorisé. La mobilisation reste vive dans les établissements scolaires, portée par les étudiants et lycéens.

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À trois jours de l'acte III, l'appel à manifester est officiellement lancé à Nice. Une affiche générée par intelligence artificielle circule sur les réseaux sociaux pour annoncer une "manifestation géante" samedi 31 octobre, place Masséna, avec des zombies, sorcières et squelettes portant une banderole "Étudiants en colère", une référence  évidemment à Halloween. Cette mobilisation prolonge celle du 24 octobre, qui avait réuni plus de 2 300 personnes à Nice malgré l'interdiction préfectorale du rassemblement dans le centre-ville. Le parcours exact de ce nouveau cortège n'est toutefois pas encore précisé, pas plus que la position de la préfecture sur son autorisation. 

La préfecture des Alpes-Maritimes maintient un dispositif de sécurité renforcé, avec l'interdiction de tout rassemblement revendicatif dans le centre-ville de Nice, une surveillance des centres commerciaux et des périphéries, ainsi que l'utilisation d'engins lanceur d'eau. Les autorités ont également demandé l'avancement du match de football Nice-Rennes, initialement prévu samedi à l'Allianz Riviera, au vendredi 30 octobre à 19h00, en raison du contexte de mobilisation. Au niveau national, le mouvement prend une nouvelle forme : les Gilets jaunes appellent à des sittings, plutôt qu'à des défilés classiques, avec plus de 400 actions recensées dans toute la France. Emmanuel Macron a qualifié la journée de "à risque" et annoncé que les cortèges pourraient défiler en dehors des centres-villes.

La mobilisation étudiante et lycéenne demeure le moteur du mouvement. Le syndicat SUD éducation appelle les personnels de l'éducation à se mobiliser samedi 31 octobre, selon des modalités décidées localement : tracts, assemblées générales, rassemblements, manifestations, grèves ou blocages, en soutien au mouvement lycéen et étudiant. Les étudiants restent toutefois u cœur de cette mobilisation. Face à cette pression, le gouvernement a promis des réponses "très concrètes" après un mois de crise lycéenne, avec une "évolution" du système en 2027 et un remplacement de Parcoursup en 2028.

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