La nouvelle arme du Département pour prévenir les événements climatiques
Le Département a inauguré, au sommet du Mont Vial, un radar météorologique de nouvelle génération. Unique en France, il est capable de détecter les phénomènes météorologiques violents à l'échelle d'un quartier. Une réponse directe au traumatisme de la tempête Alex.
C'est au sommet du Mont Vial, l'un des plus haut du Parc naturel régional des Préalpes d'Azur, que Charles Ange Ginésy, président du Département des Alpes-Maritimes et du SMIAGE, a inauguré le nouveau radar météorologique à bande C baptisé InfoMétéo 06, en présence du directeur interrégional Sud-Est de Météo France, Mathieu Créau, et d'élus des communes voisines. Cet équipement succède à celui installé en 2007, qui avait pallié pendant près de vingt ans le manque de couverture radar sur le territoire, et dont les limites technologiques ne correspondaient plus aux exigences d'un département confronté à des épisodes climatiques de plus en plus violents. “Le traumatisme de la tempête Alex a marqué à jamais nos vallées et nos habitants, il nous oblige à agir, à mieux prévoir pour mieux protéger”, a-t-il été rappelé. (Photo DR : lors de l'inauguration du nouveau radar infoMétéo 06 au coeur des Préalpes d'Azur).
Unique en France par sa technologie, ce radar de nouvelle génération offre des capacités sans précédent. Il détecte les précipitations à plus de 100 kilomètres de distance avec une précision inédite, y compris lors des épisodes méditerranéens les plus intenses, et permet de prévoir les intensités de pluie à une heure près, à l'échelle d'un quartier. Capable d'analyser en temps réel l'évolution des cellules orageuses, il couvre plusieurs bassins versants stratégiques du département, offrant aux acteurs publics un outil d'aide à la décision sans équivalent pour anticiper les risques de crues et guider les secours au plus près du terrain.
Financé conjointement par l'État et le Département, cet équipement s'inscrit dans la stratégie de résilience territoriale portée par les Alpes-Maritimes depuis la catastrophe d'octobre 2020. Les données collectées alimenteront les dispositifs d'alerte existants et renforceront la protection des habitants, des infrastructures et des ouvrages hydrauliques sensibles. Pour Charles Ange Ginesy, ce radar est bien plus qu'un instrument technique : “C'est un investissement pour sauver des vies, sécuriser nos vallées et renforcer notre résilience”, dans un département où le dérèglement climatique n'est plus une hypothèse mais une réalité annuelle.