Lancé le lundi 28 septembre, le mouvement de blocage des lycées s'est rapidement étendu dans les Alpes-Maritimes. Nice est la ville la plus touchée. Hier, mercredi, devant le lycée professionnel Magnan, des élèves ont utilisé des mortiers d'artifice et jeté des pierres et des bouteilles, entraînant le blocage du tramway et de la circulation rue de France, avant que le face-à-face ne se déplace jusqu'à la Promenade des Anglais. Des tensions ont aussi éclaté devant le lycée Jacques Dolle à Antibes, où des gaz lacrymogènes ont été utilisés, et à Menton, où les cours ont repris mercredi après les affrontements de la veille. Selon la préfecture, 26 mineurs, âgés pour la plupart de 14 à 17 ans, ont été placés en garde à vue depuis le début du mouvement, et plusieurs ont été déférés devant les parquets de Grasse et de Nice pour violences aggravées, dégradations par moyen dangereux et détention d'artifices.
Comme dans d’autres villes françaises, le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier a évoqué un “point de bascule”, avec l'irruption d'individus potentiellement extérieurs aux établissements venus affronter les forces de l'ordre. Une évolution qui tranche avec les revendications initiales des lycéens : remplacement des professeurs absents, moins d'élèves par classe, rénovation de bâtiments jugés vétustes et conditions d'apprentissage “décentes”. La mobilisation ne semble pas près de s'essouffler. L'Union syndicale lycéenne a appelé depuis Paris à un “acte deux” ce jeudi 1er octobre, en tendant la main aux organisations étudiantes. Face à cette perspective, le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé un renforcement du dispositif de maintien de l'ordre avec des CRS. Une rentrée plus que jamais tumultueuse.
Blocages des lycées : le mouvement se durcit dans les Alpes-Maritimes
Après trois journées marquées par des heurts à Nice, Antibes et Menton, et des dizaines d'interpellations, les lycéens sont appelés ce jeudi à un “acte deux” avec le renfort des étudiants. Dans les Alpes-Maritimes, le préfet évoque un “point de bascule” et renforce le dispositif de maintien de l'ordre.