Cannes, capitale de la lutte contre les risques tsunami et submersion

Le risque d'inondation peut venir aussi de la mer. Jusqu'à ce soir, Cannes accueille le groupe atlantique et méditerranéen de coordination du système d’alerte aux tsunamis. L'occasion pour le maire David Lisnard de rappeler qu'outre les grands éléments structurants (digues, systèmes d'alertes efficaces...) la formation civique de chacun est un élément fondamental pour lutter contre les risques majeurs.

La future digue panoramique

Si les inondations peuvent venir des collines, elles peuvent arriver également par la mer. Ce qui explique que Cannes ait cherché à parer également ce risque et soit devenue pionnière en Europe dans la prévention et la gestion des risques tsunami et submersion. C'est cet engagement qui explique le choix du GIC/SATANEM. Le "Groupe Intergouvernemental de Coordination du Système d’Alerte rapide aux Tsunamis et d’Atténuation de leurs effets dans l’atlantique du Nord-Est, la Méditerranée et les mers adjacentes" a choisi en effet Cannes pour tenir sa 16ème réunion.

(Photo : simulation de la future promenade en 3D @ Jean-Louis Durochat et Eric Sebbar. Cette promenade panoramique sera aménagée sur le nouveau mur de protection qui doit être construit pour sécuriser le Vieux Port et ira du quai Saint-Pierre aux nouveaux aménagements de BoccaCabana).

"La formation civique de chacun est un élément fondamental"

Depuis lundi et jusqu'à ce soir mercredi 4 décembre, Cannes se tient comme la capitale la européenne de la lutte contre les risques tsunami et submersion avec les 64 délégations des Etats membres qui y échangent sur les mécanismes disponibles pour alerter efficacement les populations. Pour David Lisnard, le maire, c'est une reconnaissance internationale de la politique d'alerte et de sécurisation menée depuis 2014. Difficile également de ne pas relier ces actions de prévention aux dernières intempéries qui ont fait durement souffrir la ville. "Les événements climatiques récents, dont un coup de mer violent couplé à des inondations, ont confirmé la pertinence de la politique municipale cannoise volontariste de prévention des risques majeurs, dont les risques tsunami et submersion" a-t-il pointé.

"Il est aujourd’hui essentiel de sortir des cloisonnements pour que les services de l’Etat et spécialisés, les collectivités et les populations travaillent main dans la main. Dans ce cadre, et outre les grands aménagements structurants, tels que des digues, et des systèmes d’alerte connectés rapides, fiables et précis, la formation civique de chacun est un élément fondamental pour lutter contre les risques majeurs. Tout part du citoyen : savoir se mettre à l’abri, aider son voisin à se protéger et enfin faciliter le travail des services spécialisés. C’est en ce sens que la Mairie de Cannes innove dans de nombreuses actions préventives, afin d’améliorer notre capacité de résilience".

Pour rappel, concernant le GIC/SATANEM, en 2004, le tsunami survenu au lendemain de Noël dans l’océan Indien au large de Sumatra a touché 14 pays et engendré plus de 240.000 morts. A la suite de cet événement dramatique, l’Unesco a créé en 2005 trois groupes régionaux de coordination du système d’alerte aux tsunamis : le premier pour l’océan Indien, le deuxième pour l’Atlantique Nord-Est et la Méditerranée et le troisième dans les Caraïbes et les mers adjacentes.

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