Cannes : de Thierry Renault, ex Mapic, à Reno, le sculpteur

Posté lun 11/11/2013 - 17:16
Par admin

Reno dans son atelier : l'architecture des corps après celle du Mipim.

Le Mapic, qui s'ouvre mercredi 13 novembre au palais des festivals de Cannes, Thierry Renault connait bien. C'est lui qui, après avoir ouvert le MIPIM en 1989 au sein de Reed Midem, a lancé le Marché international de l'implantation commerciale en 1995 et l'a piloté jusqu'en juin 2009. Mais si Thierry Renault sera bien présent cette semaine à Cannes, ce n'est pas en tant qu'ancien directeur de la division immobilier de Reed Midem mais en tant qu'artiste. Depuis son départ du Mapic et du Mipim, il est devenu le sculpteur Reno tout simplement. Sacré virage! Il n'en garde pas moins des liens avec le monde de l'immobilier puisque s'il revient exposer ses oeuvres à Cannes au Petit Bar du Carlton sur la Croisette, ce sera pendant la durée du Mapic, du 12 au 15 novembre et sur une scénographie de l’architecte-designer Olivia Hanemian.

Deviens ce que tu es : "And Thierry Renault becomes Reno"

Thierry Renault, 63 ans, n'en est pas à son premier changement d'activité. Il avait débuté sa carrière dans la banque, un secteur où il a travaillé pendant quinze ans avant de se lancer dans la création et la conception, puis la mise en œuvre de salons professionnels internationaux dans l’immobilier : du Mipim au Mapic en passant par le Mipim Asie. Ceci au sein de Reed Midem, une société dont il devient le Directeur Général Adjoint. Les nombreux voyages qu’il effectue sur les cinq continents contribuent d'ailleurs à l’enrichissement de ses connaissances culturelles, artistiques et ethniques.

Il aurait pu s’en tenir là, s’il n’avait été toute sa vie habité par une passion : la sculpture. Après s’y être essayé, de loin en loin, depuis 1980, il décide, en 2010, de sauter le pas et de s’y consacrer entièrement. Depuis trois ans, il partage son temps, entre ses deux ateliers, l’un en région parisienne et l’autre en Bretagne. Au travers des différents matériaux, argile, plâtre, pierre..... il va à la recherche de la beauté d'un mouvement, de la fluidité d'un corps, de la sensualité d'une courbe. C’est la morphologie de chacun de ses modèles qui induit la pose à sculpter, le détail à faire ressortir.

"L'érotisme au féminin est exacerbé par la magie d'un sourire, par une main abandonnée qui invite au voyage" explique Reno. "Le désir émane d'un frisson. Ce dernier est à l'origine même de la sculpture, disait déjà Pline l'ancien. Quand un dos se dessine, quand les muscles de celui-ci apparaissent, se tendent, se nouent, c'est toute la personnalité de la femme qui s'exprime. Elle nous livre toute sa puissance avec générosité de telle sorte qu'on arrive à y lire à "dos ouvert"! La vie s’installe subrepticement dans la sculpture." C'est ce qu'il cherche aujourd'hui à rendre et que l'on pourra découvrir sur la Croisette… le temps d'un salon immobilier.

  • www.sculptreno.com