Canneseries 2026 : le bal des séries est ouvert
Dans la foulée du WAIFF, la 9e édition de CANNESERIES a débuté hier sur la Croisette. Icône mondiale de la K-pop, Jisoo a ouvert le bal avec Richard Gadd tandis que la compétition officielle s’ouvre ce vendredi. Jusqu’au 28 avril, six jours ouverts à tous pour découvrir, entre glamour et avant-premières, le meilleur des séries du monde entier.
Après le nouveau cinéma de l’IA, place aux séries. Images, images... La 9e édition de Canneseries s’est ouverte hier à Cannes, avec la traditionnelle montée des marches sur le “pink carpet”. Un coup d’envoi enflammé cette année par la présence de Jisoo, icône mondiale de la K-pop, qui a donné le ton d’une édition très internationale où la série est célébrée autant comme objet populaire que comme terrain d’expérimentation. Jusqu’au 28 avril au Palais des Festivals, toute une programmation pensée pour conjuguer grand public, stars et professionnels autour d'un festival gratuit sur une bonne partie de ses séances. (Photo WTM : en compétition officielle, Paris Police 2010 à l'affiche aujourd'hui vendredi 20 heures au Grand Audi).
Ce vendredi 24 avril marque quant à lui l’entrée dans le vif du sujet avec le lancement de la compétition officielle qui réunit huit séries en lice pour les principaux prix. Parmi les titres au menu d'aujourd’hui figurent notamment The Oligarch and the Art Dealer, Guts, Harvest, The Red and the Black et Paris Police 1910 (hors compétition), ce qui donne un aperçu d’une sélection à la fois ambitieuse, très internationale et fortement ancrée dans les grands genres du moment. Le festival souligne lui-même la diversité de son programme, avec trois compétitions distinctes consacrées aux formats long, court et documentaire.
La tendance la plus nette de cette édition est la montée des récits hybrides, mêlant drame intime, polar, chronique sociale et récit historique. La sélection officielle fait la part belle à des œuvres venues d’Espagne, du Danemark, d’Iran ou encore de productions franco-grecques, ce qui confirme l’ADN ouvert et cosmopolite du festival. Le choix de mettre en avant une série iranienne en compétition, ou encore des formats très différents comme les séries courtes et les documentaires, montre aussi que Canneseries cherche moins à suivre une mode qu’à cartographier l’état de la création sérielle mondiale.
Parmi les temps forts, le programme concentre aujourd'hui plusieurs projections majeures, tandis que dans les jours suivants défileront les autres titres de la compétition officielle, les séries courtes et les documentaires en compétition. Le festival proposera également des rendez-vous d’industrie, des rencontres et des conversations avec des créateurs de premier plan, confirmant sa double vocation de vitrine artistique et de plateforme professionnelle.