Carros : un remède de cheval pour Arkopharma

Posté ven 22/09/2006 - 00:00
Par admin

Le laboratoire pharmaceutique de santé par les plantes, a annoncé un plan de restructuration drastique suite à un 1er semestre décevant : toilettage de la gamme, recentrage sur le "core business", restructuration des filiales étrangères et gel des embauches.

Un remède de cheval pour Arkopharma : c'est ainsi qu'est qualifié le plan de restructuration annoncé il y a quelques jours par le laboratoire pharmaceutique de Carros. Arkopharma, pilotée par Colette Robert, est l'une des success stories de la Côte d'Azur. L'entreprise a été fondée en 1980 par le docteur Max Rombi sur un concept de santé par les plantes. A l'époque la phytothérapie était considérée comme une mode qui passerait. Elle n'a pas passé. Arkopharma aujourd'hui représente un chiffre d'affaires de plus de 250 millions d'euros et plus de 1.000 personnes. Formidable réussite.Mais voilà. Depuis deux ans, le groupe a baissé de régime. Il était habitué à une progression de ses ventes à deux chiffres. Il a dû se contenter de progressions beaucoup plus modestes, voire même négatives comme en 2005. Et la reprise tarde, comme le montrent les chiffres du 1er semestre 2006 avec une baisse du bénéfice net de 30%. D'où le plan de restructuration.Parmi les mesures : un recentrage sur le métier d'Arkopharma, son "core business". L'activité vétérinaire a été arrêtée au 1er juillet dernier. Second volet : un sévère toilettage de la gamme avec la suppression de 35% des références. Plus d'un tiers des produits vont disparaître. Ces produits, il est vrai ne généraient que 2% du chiffre d'affaires. Troisième volet : la suppression des foyers de perte à l'international. A ce chapitre, la filiale allemande (15 personnes) sera fermée, la filiale américaine restructurée et un nouveau partenaire sera recherché en Australie pour la distribution. Enfin, quatrième volet : le gel de l'embauche est maintenu.Avec ce plan, le groupe contrôlé par la famille Rombi, compte retrouver en 2008 le niveau de marge opérationnelle qui était le sien auparavant : 12,5 % du chiffre d'affaires. La bourse se montre cependant sceptique. A l'annonce du plan, le titre a regagné 2% en fin de semaine dernière, mais il restait en retrait de plus de 20% par rapport au début de l'année et les analystes financiers se demandent si ce remède de cheval sera suffisant pour retrouver le rythme des belles années.

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