Casa Barbara, le “Mama Shelter des seniors” s'installe à Antibes
Après Nice, la marque d'habitat senior nouvelle génération imaginée par la famille Trigano dans la ligne du Club Med et de Mama Shelter, s'empare du site Thalazur d'Antibes pour y créer un lieu hybride mêlant hôtellerie, résidence de services et art de vivre. Ouverture prévue à l'été 2027.
C'est une nouvelle étape dans la conquête de la Côte d'Azur par un concept qui réinvente radicalement les codes du grand âge. Casa Barbara, la marque d'habitat senior développée par Serge et Jérémie Trigano avec le soutien d'Atream et de la Carac, vient d'annoncer son implantation à Antibes, sur le site actuellement occupé par l'établissement Thalazur. Une adresse de choix, en bordure de Méditerranée, pour un projet qui vise à ouvrir ses portes à l'été 2027 et qui confirme la vocation du littoral azuréen comme terrain d'expérimentation privilégié de la marque. (Photo DR : le projet antibois).
"Rendre la vie après 65 ans encore plus belle que celle d'avant”
L'opération repose sur la reconfiguration complète d'un établissement de 164 clés. Le programme de travaux ambitieux qui y est associé permettra de déployer l'identité de Casa Barbara à travers une offre tripartite : hôtellerie, résidences de services et espaces de convivialité. Pour donner corps à cette vision, la marque a réuni des signatures de premier plan. La gastronomie sera assurée par le chef Pierre Gagnaire, tandis que l'architecture intérieure et l'identité visuelle du site seront confiées au cabinet Friedman & Versace. Un niveau d'exigence qui dit beaucoup de la cible visée : une clientèle senior autonome, solvable, en quête de lien social et d'expériences, bien loin des codes traditionnels de la résidence médicalisée.
C'est précisément là que réside la rupture portée par Casa Barbara depuis sa création. Héritiers directs de l'ADN Club Med et Mama Shelter, deux révolutions de l'hospitalité signées Trigano, Serge et Jérémie Trigano ont conçu un modèle fondé sur trois piliers : s'entourer, s'amuser et bien manger. Des “maisons clubs” ouvertes sur la ville, intergénérationnelles, où séjours courts et longs coexistent, où l'animation sociale et la restauration tiennent une place centrale. “Notre ambition à Casa Barbara, c'est de rendre la vie après 65 ans encore plus belle que celle d'avant”, résume Serge Trigano. “Le site d'Antibes, sur les bords de la Méditerranée, avec son spa-thalasso, ses piscines, ses restaurants et toutes ses activités, répond parfaitement à notre vision d'un lieu ouvert à tous.”
L'essor d'une économie du bien vieillir premium
Le montage financier qui sous-tend ce déploiement est tout aussi structuré que le concept. Né d'un partenariat initial avec Clariane (ex-Korian), Casa Barbara s'est progressivement réorganisé autour d'Atream, qui porte les actifs immobiliers, et de la Carac, devenue en 2024 actionnaire majoritaire d'Atream et affichant explicitement sa volonté d'accompagner des projets à impact territorial et social. L'objectif affiché reste celui d'une quinzaine de résidences à l'horizon 2030, avec une accélération marquée sur le littoral méditerranéen : après Levallois-Perret en 2022 et Nice, Antibes constitue la troisième implantation du réseau, Port-Barcarès ayant également été annoncé.
Pour le territoire azuréen, l'arrivée de Casa Barbara à Antibes s'inscrit dans une tendance de fond : l'essor d'une économie du bien vieillir premium, à la croisée de l'hôtellerie lifestyle, de l'immobilier géré et des services aux seniors autonomes. Un segment en forte croissance, porté par le vieillissement démographique et par une génération de seniors qui revendique qualité de vie, mobilité et sociabilité plutôt que prise en charge médicalisée. Avec ses deux implantations azuréennes, la marque dessine peu à peu une géographie de la “silver economy” de prestige sur la Côte d'Azur, dont Antibes constitue, avec son emplacement méditerranéen exceptionnel, un jalon particulièrement symbolique.