Près de six mois après sa défaite aux élections municipales du 22 mars 2026, Christian Estrosi a fait sa première apparition publique officielle à Nice, à l'occasion de l'inauguration de la réhabilitation d'un internat au titre de la Région Sud. L'ancien maire, qui en est aujourd'hui le premier vice-président, en a profité pour apporter son soutien à Édouard Philippe et répondre à Éric Ciotti sur la polémique concernant les écoles. Une réapparition qui prend un relief particulier alors que se profile la succession de Renaud Muselier à la tête de la collectivité : en attendant l'élection officielle de François de Canson, pressenti depuis cinq mois pour lui succéder jusqu'en 2028, c'est bien Christian Estrosi qui devrait assurer l'intérim à la présidence, pour une période estimée de douze jours à un mois et demi, le temps que Renaud Muselier organise sa propre transition vers un mandat de sénateur des Bouches-du-Rhône.
Dans la foulée de ce retour en politique régionale, Christian Estrosi a également publié une tribune libre dans Nice-Matin, alertant sur l'urgence climatique sous le titre “Climat : alerte rouge, maintenant ou il sera trop tard”. S'appuyant sur les tempêtes Alex et Aline qui ont frappé la vallée de la Vésubie, sur le franchissement pour la première fois du seuil des 1,5 °C pendant trois années consécutives, et sur les résultats de la métropole niçoise en matière de végétalisation, de gestion de l'eau et de mobilités décarbonées, il y plaide pour une accélération de l'action climatique, appelant l'État à mieux accompagner les collectivités déjà engagées dans cette transformation.