Classement de Shanghai : le grand bond en avant d'Université Côte d'Azur !

Une bonne nouvelle pour l'université azuréenne qui s'inscrit dans les 400 meilleures universités mondiales du classement de Shanghai 2020 sorti le 15 août. Désormais prise en compte sous sa nouvelle entité Université Côte d'Azur, regroupant des laboratoires de recherche et des grandes écoles de commerce, l'ex Université Nice Sophia fait un bond de plusieurs centaines de places.

UCA Illustration

C'est un classement de Shanghai 2020 qui fait chaud au cœur d'Université Côte d'Azur en particulier et plus généralement de l'enseignement supérieur français : UCA monte de plusieurs centaines de places d'un coup. Classée dans les 900 premières l'an dernier sous sa précédente entité (Université Nice Sophia), elle se positionne désormais dans le rang 301 - 400 mondial et se classe dans les meilleures universités françaises. D'autre part, pour la première fois, ce classement des mille meilleures universités mondiales fait entrer dans son top 15 une université française : Paris-Saclay, 14ème, tandis que 5 universités françaises s'inscrivent dans le top 100 (il n'y en avait que trois l'an dernier). 

Un "bond en avant" dû au nouveau statut d'UCA

L'explication de "bond en avant" d'UCA ? Elle tient dans le statut d’établissement expérimental dont Université Côte d’Azur s’est dotée depuis le 1er janvier 2020. Il lui permet de déployer sa propre stratégie soutenue par les grands organismes de recherche, de valoriser l’excellence de la recherche menée par ses chercheurs et concrétise la dynamique de l’initiative d’excellence UCA Jedi.

Pour rappel, le classement de Shanghai est un palmarès mondial des universités, basé sur l’excellence de la recherche, selon six critères allant du nombre de prix Nobel à celui des publications rattachées à l'établissement. Il constitue un des cinq classements internationaux de référence mais, par les critères choisis, a été et reste plutôt défavorable aux établissements français qui ne se trouvent pas aux places qu'ils mériteraient. L'ex-Université Nice Sophia en avait fait les frais.

Université Nice Sophia dans le Top 400 en 2010 puis retombée dans le Top 900

De 2006 à 2017 elle était montée dans le Top 500 mondial (elle s'était même inscrite en 2010 dans le tableau 301-400, le Top 400). Puis ce fut la descente. Le classement 2018 l'avait descendu dans le tableau 701-800; celui de 2019 l'avait encore reculé un peu plus dans le tableau des 801-900. Un top 900 où elle côtoyait l'an dernier l'université d'Orléans, celle de Savoie, l'université d'Afrique du Sud ou encore celle du Punjab. Une descente qui était due au passage d'UNS à la nouvelle entité Université Côte d'Azur, relais qui n'avait pas alors été pris en compte par Shanghai et qui l'est aujourd'hui.

"Pour la première fois, le classement de Shanghai, dans l’édition 2020, tient compte de l'évolution du paysage français de l’enseignement supérieur en y intégrant les nouveaux EPE (établissements publics expérimentaux). 7 établissements expérimentaux sur les 9 officiellement créés à ce jour font leur entrée dans le classement de Shanghai", commente ainsi UCA.

Dans la dynamique de l’initiative d’excellence IDEX UCAjedi

Et de rappeler que les classements internationaux et notamment celui de Shanghai présentent de nombreuses limites méthodologiques et ne reflètent qu’imparfaitement la dynamique et les missions des universités pluridisciplinaires. Néanmoins cette progression permet d’augmenter la visibilité d'UCA et son attractivité aussi bien au niveau national qu'à l’international. "En choisissant de se constituer en établissement expérimental depuis le 1er janvier 2020, Université Côte d’Azur a l’ambition de compter parmi les plus grandes institutions universitaires internationales, dans la dynamique de l’initiative d’excellence IDEX UCAjedi obtenue en 2016" rappelle l'université azuréenne.

"Cette progression est le fruit de la stratégie de site d’Université Côte d’Azur notamment avec 5 organismes de recherche que sont le CNRS, l’Inserm, INRIA, l’INRAe et l’IRD qui soutiennent la dynamique portée par l’établissement. Une charte de signature commune permet à l’ensemble des chercheurs de signer leurs publications sous le label d’Université Côte d’Azur", est-il ajouté. Un dernier point qui a son importance, alors que la qualité et le nombre de publications entrent largement dans le classement de Shanghai. Bref, cette fulgurante remontée ne veut pas dire que l'université azuréenne avait baissé au fil des ans pour remonter aujourd'hui, mais plutôt que désormais toutes ses qualités peuvent être prises en compte et que le chemin est ouvert pour de nouvelles progression dans ce classement international.

 

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