Commerce équitable : une première mondiale de traçabilité du café

Posté jeu 04/05/2006 - 00:00
Par admin

Tout sur le parcours du café, de l'arbre à la tasse, via le téléphone mobile et les tags RFID : c'est le projet qu'a réalisé le Niçois Malongo avec les Universités de Nice Sophia Antipolis et de l’Université d’Etat de Haiti (UEH), projet qui tiendra la vedette de la 6ème quinzaine du commerce équitable.

Activité agricole traditionnelle, commerce équitable et nouvelles technologies peuvent faire bon ménage : c'est ce que montre la société niçoise Malongo, qui avec l’appui technologique des Universités de Nice Sophia Antipolis et de l’Université d’Etat de Haiti (UEH) a réalisé une première mondiale de traçabilité du café pour le commerce équitable avec les technologies RFID et NFC. Une opération qui sera présentée officiellement vendredi 12 mai à 11 heures à la Maison de l'Amérique Latine, à Paris à l'occasion de la 6ème quinzaine du commerce équitable. Comment en est-on venu à lier des activités séculaires (la culture du café) et des technologies émergentes comme le RFID (Radio Frequency Identification) et le NFC (Near Field Communication), standard qui permet à un téléphone mobile de lire un tag RFID dès que le téléphone s'en approche ?Assurer la traçabilité des produitsExplication de Malongo. Le commerce équitable n’échappe pas à une préoccupation majeure des consommateurs : la traçabilité des produits pour une garantie de qualité et de transparence. C’est pourquoi la société niçoise, qui s'est fortement impliquée depuis le début dans le commerce équitable, a cherché à développer avec les deux universités partenaires (l'UNSA et l’Université d’Etat Haïti) plusieurs projets technologiques de grande ampleur.Le premier s'adresse au consommateur. La technologie RFID, ainsi, lui permettra prochainement d'obtenir des informations clés sur son café, de l’arbre à la tasse, grâce à son téléphone portable doté d’un lecteur de tags RFID (standard NFC). Des téléphones équipés de cette technologie initiée par Philips, Sony et Nokia, ont été mis sur le marché en février 2006 par tous les grands constructeurs de portables (Nokia, Motorola, Samsung, etc.).Une foule d'informations grâce à son mobile et aux "tags" RFIDLe principe est simple. Demain, dans chaque point de vente, chaque consommateur muni d’un téléphone portable de technologie RFID /NFC pourra grâce à un "tag" électronique (RFID) qui remplacera le code barre, accéder à des informations précises sur le produit. Le téléphone "NFC" en "touchant" l’emballage Malongo (en fait son tag RFID), affichera des informations permettant de connaître l’origine précise du produit. Le consommateur pourra même d'un coup de clic, s’il le souhaite, téléphoner à la coopérative ou récupérer l'e-information vocale sur le café choisi.En procédant de la même manière avec son PC (un simple " toucher" sur sa clé USB NFC), le consommateur pourra "voyager" via le Net jusqu’à la coopérative qui a produit le café et accéder à des informations multimedia beaucoup plus étoffée que sur le petit écran du téléphone mobile (quantité produite, nombre d’emplois créés, galerie photo...). Une porte d’entrée vers d’autres services est envisagée (galerie d’art paysan, écotourisme,..). Développée conjointement par le Master MBDS de l’UNSA et de l’UEH avec Malongo et l'UTE, cette application est annoncée comme une première mondiale de traçabilité !Aider les petits producteurs locauxLes deux autres volets touchent les producteurs. Il s'agit ainsi d'étendre la formation à la culture du café à un grand nombre de petits producteurs en s’adaptant aux contraintes locales (langue, absence de structures éducatives, moyens de transports défaillants…) en utilisant des RFID sur le terrain pour l’aide et le suivi des récoltes. Et puis, troisième vocation : rendre l’information accessible et donner des perspectives de télé-travail, télémédecine (lutte contre le SIDA), éducation, tourisme durable/écotourisme, galerie d’art paysan à tous les petits producteurs grâce à un maillage par les réseaux de haut débit dans les télé centres agricoles.Malongo est présent en Haïti depuis plus de 6 ans et travaille avec 40 coopératives qui comptent plus de 10.000 paysans. C'est grâce à l’initiative du Master MBDS de l’Université de Nice Sophia Antipolis (www.mbds-fr.org) délocalisé en Haïti depuis 8 ans, qu'il a pu trouver un appui technologique. Un appui qui lui a permis de prolonger son action et de faire en sorte que les nouvelles technologies puissent se révéler comme un formidable accélérateur pour le commerce équitable.C'est ce projet qui sera présenté jeudi 12 mai à Paris en présence de Christine Lagarde, Ministre du commerce extérieur; Jean-Pierre Blanc, Directeur Général de Malongo; Albert Marouani, Président de l’Université Nice Sophia Antipolis; Pierre Paquiot, Recteur de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH); Jean André Telfils, Président des Coopératives des Petits Producteurs Haïti; Frantz Verella, Directeur de l’Unité Technique d'Exécution du Programme de Réhabilitation des Infrastructures (UTE) d’ HAITI; Serge miranda, Directeur du SAIC et du Master MBDS de l’UNS; Tayana Etienne, Responsable du MBDS à l’ UEH

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