Connexions 3G : l'UFC-Que Choisir veut que soient bannis les mots "illimité" et "Internet"

Posté jeu 19/11/2009 - 12:50
Par admin

Connexions 3G : l'UFC-Que Choisir veut que soient bannis les mots "illimité" et "Internet"

Des factures à ne pas en croire ses yeux ! La polémique s'est ouverte il y a quelques jours autour des forfaits "illimités" des clés ou puces 3G, de plus en plus prisées avec les Netbook pour un accès Internet mobile via le réseau 3G. Ce furent d'abord 45.000 euros pour un seul mois (août) qui a été facturé par Orange à un cafetier du nord de la France et jusqu'à près de 160.000 euros pour un médecin urgentiste de Fontainebleau, là aussi pour un mois de connexion via Orange Business. De quoi regarder sa clé ou sa puce 3G d'un autre œil !

 

"Le consommateur induit en erreur"

 

L'association UFC-Que Choisir n'a pas manqué aussi de s'emparer de la question. "Les trois derniers incidents majeurs de facturation de l’opérateur Orange illustrent à quel point le consommateur est induit en erreur par les termes utilisés pour vendre ce type de prestations", estime l'association de consommateurs dans un communiqué. Elle demande aussi une remise en cause de la dénomination commerciale utilisée pour vendre les connexions 3G.

 

Le fond du problème tient au fait que l’accès illimité ne l’est pas, puisque la quantité de données disponibles est limitée à quelques giga-octets (1 ou 2 généralement). Au-delà de ce quota, le consommateur pourrait avoir à payer. Il en va de même pour internet, ajoute l'association. "Cet outil s’est développé sur le principe d’un accès universel. Or les opérateurs vendent des forfaits qui ne comprennent pas l’accès à ces services, parce qu’ils sont soit interdits (peer to peer, newsgroupes, téléphonie IP) soit parce que, compte tenu de la quantité de données nécessaires, ils donnent lieu à des paiements supplémentaires (utilisation de médias audio-video via téléchargement, streaming et autres télévisions de rattrapage ou échanges de photographies, etc…)".

 

De nombreux témoignages sur des montants moindres (10 à 30 euros)

 

Les opérateurs avaient déjà été mis en garde à ce sujet suite à plusieurs dérapages qui concernaient les clés 3G mais aussi les terminaux téléphoniques. "Les opérateurs avaient alors juré que cela ne se reproduirait plus et que des mécanismes d’alerte seraient mis en place. Nous pouvons voir, aujourd’hui, ce qu’il en est de leurs promesses", ironise l’UFC-Que Choisir. "Cette défaillance est d’autant plus gênante que, depuis ces récents incidents, de nombreux témoignages nous remontent de consommateurs qui ont eu le même type de problèmes. Parce que les montants étaient moindres (10 à 30 euros) et parce que les opérateurs arguaient d’une mauvaise utilisation de cet outil, ces consommateurs ont payé".

 

Par conséquent peut-on vraiment prétendre vendre de l’Internet lorsqu’il s’agit de prestations assorties d’autant d’impossibilités ?, questionne l'association. Et de répondre que "là aussi la dénomination Internet" est totalement hors de propos. Internet est un ensemble d’usages qu’il est de facto impossible d’utiliser avec les connexions 3G des clés USB et des téléphones mobiles. Manifestement l’utilisation des termes "Illimité" et "Internet" induit les consommateurs en erreur". Par conséquent, l’UFC-Que Choisir demande à ce que les opérateurs n’utilisent plus les termes "Internet" et "Illimité" pour vendre des prestations qui ne sont finalement que l’accès en ligne à des services spécifiques et de manière limitée !

 

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