La contestation lycéenne et étudiante persiste dans les Alpes-Maritimes, mais sous une forme dispersée à la veille des vacances de la Toussaint. Après une manifestation moins suivie mardi 13 octobre à Nice, près de 90 étudiants ont bloqué jeudi le campus de Sciences Po Menton, en soutien aux lycéens et pour dénoncer également la répression policière. Pour ce vendredi, aucun bilan départemental consolidé ne permet toutefois de préciser l’étendue des perturbations. Sur le plan national, la troisième rencontre entre le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, et les organisations lycéennes, jeudi, n’a débouché sur aucune avancée notable. Les désaccords restent importants, notamment sur Parcoursup, dont le gouvernement refuse la suppression, tandis que l’Union syndicale lycéenne affirme vouloir poursuivre la mobilisation pendant les vacances et à la rentrée.
Le prochain test sera celui de demain, samedi 17 octobre : un rassemblement est annoncé à 14 heures, place Masséna à Nice, et non place Garibaldi comme lors des précédents défilés. L’appel s’inscrit dans une journée plus large contre la vie chère, avec une tentative de convergence entre lycéens, étudiants et groupes proches des Gilets jaunes. La participation locale reste difficile à anticiper et aucun parcours n’a pu être confirmé dans les sources consultées. Interrogée jeudi, la préfecture indiquait qu’aucune déclaration de manifestation n’avait encore été déposée à ce moment-là, une situation susceptible d’avoir évolué depuis. Alors que les vacances vont interrompre le rythme scolaire, l’enjeu sera de maintenir la contestation au-delà des établissements et de donner une suite aux revendications restées sans réponse jugée suffisante par les organisations mobilisées