La contestation lycéenne et étudiante reste active dans les Alpes-Maritimes après le week-end. Ce lundi 12 octobre, des blocus ont été signalés sur le campus Valrose d’Université Côte d’Azur, à Nice, ainsi qu’aux lycées Jacques-Dolle et Léonard-de-Vinci, à Antibes. Ces foyers de mobilisation témoignent d’une poursuite du mouvement, sans permettre de conclure à une paralysie générale des établissements du département. La situation diffère de celle du début de semaine dernière, marqué par la fermeture préventive de 28 lycées et l’organisation de cours à distance. Les revendications demeurent centrées sur les moyens de l’éducation, les conditions d’étude et la contestation de Parcoursup, alors que les réponses gouvernementales n’ont pas conduit les organisations mobilisées à lever leur appel.
Demain, mardi 13 octobre, l’"acte V" doit constituer un nouveau test pour le mouvement, avec un rassemblement annoncé à 14 heures, place Garibaldi à Nice, dans le cadre de l’appel national à la mobilisation et à la grève. Lycéens, étudiants et personnels de l’éducation chercheront à retrouver la convergence du 6 octobre, lorsque le cortège niçois avait réuni 2 600 personnes selon la préfecture et 3 000 selon les organisateurs. À la veille de cette nouvelle journée, l’ampleur de la participation et des éventuels blocages demeure incertaine : aucune liste locale fiable des établissements concernés mardi ni nouvelle fermeture générale n’a pu être confirmée dans les sources consultées. À l’approche des vacances de la Toussaint, cette échéance permettra de mesurer la capacité de la contestation à se relancer après la décrue des perturbations observée la semaine dernière.