Contestation lycéenne et étudiante : la mobilisation se poursuit aussi sur la Côte
Comme partout en France, malgré les annonces du gouvernement, les organisations de jeunesse des Alpes-Maritimes maintiennent la pression et appellent à poursuivre le mouvement, avec des rassemblements prévus jeudi 5 novembre à Nice et à Cannes.
À la reprise des cours, ce lundi 2 novembre, la contestation lycéenne et étudiante n'a pas perdu de son intensité dans les Alpes-Maritimes. Les organisations de jeunesse azuréennes maintiennent leur mobilisation, malgré les mesures annoncées par le gouvernement avant les vacances : remplacement progressif de Parcoursup d'ici 2028, annulation des suppressions de postes, création de 500 postes supplémentaires, plafonnement à 28 élèves par classe de seconde et 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur. Ces annonces ne convainquent pas les acteurs locaux. Le SNES-FSU des Alpes-Maritimes estime que les réponses restent "trop limitées" et réclame que la limite de 28 élèves par classe soit étendue à toutes les classes de lycée, ainsi que davantage de personnels, des remplacements de professeurs plus systématiques et des investissements importants dans les bâtiments scolaires.
Du côté des étudiants, la FACE06, qui fédère les associations étudiantes du département, met en avant les difficultés rencontrées au quotidien (accès au logement, alimentation et soins) et réclame une revalorisation des bourses ainsi qu'un accès plus équitable à l'enseignement supérieur. Le Front populaire étudiant des Alpes-Maritimes juge lui aussi les annonces gouvernementales insuffisantes, dénonçant des "miettes". Aucun blocage massif n'était rapporté ce lundi matin dans les établissements du département, mais les appels à la mobilisation sont maintenus, en écho aux journées de blocage prévues mardi et jeudi au niveau national. Les organisations de jeunesse azuréennes appellent à rejoindre la journée d'action intersyndicale du jeudi 5 novembre, avec des rassemblements annoncés à Nice et à Cannes.
La contestation azuréenne présente plusieurs particularités par rapport au contexte national. La mobilisation étudiante y est particulièrement structurée, avec des organisations locales (FACE06 et Front populaire étudiant) qui occupent une place importante dans la contestation, en portant des revendications concrètes liées aux conditions de vie étudiante plutôt que sur les seules questions de réforme de l'éducation. Le mouvement s'inscrit également dans une convergence avec les mobilisations sociales plus larges : les rassemblements du 5 novembre s'associent à une journée d'action intersyndicale, qui relie lycéens, étudiants et salariés dans un contexte général de colère contre la vie chère. Enfin, le SNES-FSU local insiste sur les conditions matérielles des établissements, notamment l'état des bâtiments scolaires et les difficultés de remplacement des enseignants, une dimension moins médiatisée au niveau national.