Coronavirus : il ralentit en Chine, mais accélère dans le monde

Une bonne et une mauvaise nouvelle dans l'épidémie de coronavirus qui tétanise désormais la planète. La bonne : l'épidémie ralentit en Chine. Hier mardi, 52 décès supplémentaires y ont été enregistrés contre 71 la veille. Une baisse sensible par rapport au pic de début février. De même pour les nouveaux cas d'infection : 406 mardi en Chine continentale portant à un total de 78.064 cas depuis le début de l'épidémie. C'est un net ralentissement de l'expansion qui laisse à penser que le pic a été atteint et que les drastiques mesures de confinement ont montré leur efficacité.

La mauvaise nouvelle en revanche, c'est que l'épidémie s'est répandue dans le monde entier et qu'elle y accélère. Avec 1.146 cas (+ 169 hier mardi) et 12 décès, la Corée du Sud est le second pays le plus touché après la Chine. Plus inquiétant encore pour nous, l'Italie est montée hier à 322 cas d'infection déclarés et dix décès. L'épidémie a déjà gagné aussi l'Iran (95 cas, mais déjà 16 décès), les Etats-Unis (55 cas), l'Australie (22 cas), l'Europe avec des cas en France, Angleterre, Allemagne, Espagne… La traînée de poudre. Au total une présence désormais dans plus de trente pays sur les cinq continents qui sont autant de débuts de foyers infectieux et donc des menaces d'expansion fulgurantes d'un virus dont la forte contagiosité est prouvée.

Entre bonne et mauvaise nouvelles, un espoir aussi : selon Didier Raoult, directeur de l'Institut Méditerranée Infection à Marseille, une étude clinique chinoise dont les résultats viennent d'être publiés fait état d'un banal traitement à la chloroquine qui se révèlerait efficace contre le Covid-19, le nouveau nom du coronavirus. Il s'agit d'un médicament couramment utilisé contre le paludisme et qui est peu cher à produire. A suivre évidemment.