Coronavirus : le CHU de Nice placé en première ligne contre l'épidémie

Aujourd'hui mardi, la question n'est plus de savoir si la France va être touchée par l'épidémie de coronavirus mais quand elle le sera. La montée d'un foyer d'infection en Italie (283 cas de contamination et 7 décès) et surtout la recherche infructueuse du "patient zéro" italien ont sérieusement renforcé la menace. "L'épidémie est à nos portes" a déclaré le nouveau ministre de la santé Olivier Véran qui participait en Italie à une réunion au sommet européenne destinée à coordonner la riposte.

Une menace prise encore plus au sérieux dans les Alpes-Maritimes, territoire frontalier avec l'Italie où des hôpitaux se préparent par la mise en place de chambres d'isolements, de parcours sécurisés et autres mesures. Dans le département, le CHU de Nice est placé en première ligne du dispositif. C'est le Centre Hospitalier Universitaire qui devrait pouvoir aussi d'ici quelques jours effectuer les tests de dépistage en cas de besoin. Quatre autres établissements se retrouvent en seconde ligne : les hôpitaux de Cannes, Grasse, Antibes et  l'Institut A. Tzanck sur Sophia Antipolis.

A noter également la décision prise par l'International School of Nice de reporter à lundi la rentrée qui, pour cet établissement, devait se faire demain mercredi.

Quant aux bourses mondiales, après le coup de tabac d'hier, il n'y a pas eu de remontée technique aujourd'hui et elles ont continué de descendre (-1,94% pour le CAC 40 qui a enfoncé la barre des 5.700 points à 5.679, -2,06% pour le Dow Jones et  -1,68 % pour le Nasdaq quelques heures après l'ouverture). Preuve supplémentaire que les marchés financiers prennent désormais très au sérieux la menace que l'épidémie fait peser sur l'économie mondiale.