Echanges PACA-Californie : c'est parti !

Posté mar 06/03/2001 - 00:00
Par admin

Des représentants de la Silicon Valley californienne et de la Telecom Valley azuréenne ont signé un accord entre les deux régions pour des échanges d'étudiants.

L'accord pour des échanges d'étudiants, qui a été signé lundi à midi au Novotel de Sophia Antipolis entre des représentants de la Californie et de PACA, constitue une première. Certes, les échanges entre Silicon Valley californienne et Telecom Valley azuréenne ne sont pas nouveaux. Rien que l'an dernier ce sont quelque 25 étudiants de l'ESSI (Ecole supérieure de sciences informatiques) qui sont partis en stage aux Etats-Unis (la moitié d'ailleurs est restée travailler sur place). Même chose pour les étudiants d'Eurécom ou de l'Esinsa.Une première' Des échanges institutionnels plus récemment ont été mis en place comme ceux qui lient la France à Berkeley où l'accord plus récent monté entre le MIT et la France,signale Isabelle Attali, responsable de la commission Emploi Formation de l'association Telecom Valley. Mais ici, c'est la première fois qu'un accord est conclu de région à région. De PACA à Californie'. Les signataires, Ralph Hester, directeur de l'Institut pluridisciplinaire d'Etudes françaises de Stanford, Stéphane Raud, attaché pour la Science et la technologie au Consulat général de France à San Francisco, Pierre Laffitte, président de la Fondation Sophia Antipolis, Jacques Gros, président de l'association Telecom Valley et Jacques de Brandt, président du club Persan, ont donc fait œuvre de pionnier.La première étape de cet accord va se jouer dès le mois d'avril. Il s'agit d'un échange d'étudiants sous forme de stages de réciprocité. Neuf étudiants azuréens (cinq scientifiques et quatre venant d'une école de management) partiront en avril mai pour des stages de six mois. Les scientifiques ont été sélectionnés par les entreprises d'accueil (Sprint, IBM, etc). Les étudiants des écoles de commerce ont été retenus après un concours lancé en décembre par la Fondation. Des stages qui sont bien rémunérés compte tenu des conditions de vie très chères dans la Silicon Valley (2.500 à 4.000 dollars par mois).La Fondation cherche à aller plus loinLa réciprocité tiendra plutôt dans des stages d'été. Les entreprises high tech azuréenne accueilleront cinq étudiants de la Silicon Valley. Il s'agira de stages rémunérés. Les entreprises d'accueil paieront le voyage tandis que des bourses financées par la mission scientifique et technique, le Conseil général, la mission interministériel, permettront de rendre possible ce déplacement. De même les voyages des étudiants français en Californie pourraient bénéficier d'un coup de pouce le cas échéant pour s'installer dans de bonnes conditions.Il s'agit là d'un premier pas. Le sénateur Laffitte avec la Fondation Sophia Antipolis a déjà cherché à aller un peu plus loin. La Fondation a signé un second accord avec le Consulat de France à San Francisco, accord visant à faire venir des professionnels par petits groupes de trois ou quatre, pour des week-ends prolongés de découverte de la Côte d'Azur high tech.'Nous cherchons à nous adresser à des Français ou des Européens partis travailler aux Etats-Unis parce qu'ils trouvaient que la France ou l'Europe n'étaient pas assez dynamiques. Nous leur montrerons que désormais, ici, le paysage a changé avec des start-up volontaires, du capital risque et de l'entrepreneuriat.' Et si le drainage de cerveau, suite au ralentissement économique américain actuel, pouvait se faire maintenant au bénéfice de la Côte d'Azur…

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