Une entreprise de Sophia au cœur de la gestion financière des professionnels de football
Après un mois de compétition, la coupe du monde de football s’achève en ayant sacré l’Espagne. Cette édition a permis à la FIFA d’accumuler des revenus records de près de 15 milliards de dollars. L’équipe de France en recevra une partie (27 millions de dollars) au titre de son beau parcours, dont 30% iront directement aux joueurs à parts égales. Ces chiffres peuvent donner le tournis, mais que restera-t-il de tout cela dans 15 ans ?
- (Photo DR : au lendemain de la clôture de la Coupe du monde 2026 remportée par l'Espagne, nouveau numéro un, la France se maintient au troisième rang du classement mondial publié par la FIFA, a annoncé la Fédération française de Football).
"J'ai vu trop de carrières magnifiques finir en naufrage patrimonial”, confie Christophe Goudal, qui a fait des sportifs de haut niveau l’une des expertises de son cabinet à Sophia Antipolis. “Le jour où les crampons sont raccrochés, beaucoup découvrent qu'ils n'ont rien construit.”
Les études le confirment : des revenus élevés ne protègent de rien. Selon l'association britannique XPro, près de 40 % des anciens joueurs de Premier League connaîtraient la faillite dans les cinq ans suivant leur retraite sportive. Au lieu de lisser leur consommation, beaucoup dépensent au rythme d'une carrière de dix ans comme si elle devait en durer quarante.
“Un footballeur gagne à 25 ans ce qu'un cadre gagne en une vie”, résume Christophe Goudal. “Mais personne ne lui a appris à gérer cette compression du temps”
La recherche montre que la culture financière des athlètes est faible, comme celle du grand public. Sauf que chez eux, tout est amplifié : fortune précoce, carrière courte, entourage parfois intéressé, exposition aux fraudes et aux placements miracles. “Se confronter à ces profils est un véritable laboratoire pour notre cabinet. La psychologie est très importante, et nos réussites sur ce segment nous permettent ensuite de répliquer ces méthodes à tous nos clients, y compris aux sportifs du dimanche”, relève-t-il.
Clubs, fédérations et syndicats portent une part de responsabilité, et la loi du 27 novembre 2015 impose d'ailleurs un suivi socioprofessionnel des sportifs de haut niveau. Côté fiscal, la France offre des leviers précieux : l'étalement des revenus exceptionnels (article 100 bis du CGI) pour lisser primes et gros contrats, le système du quotient, ou le régime des impatriés (article 155 B) pour les joueurs rejoignant la Ligue 1. “Ces dispositifs existent, mais ils ne s'improvisent pas la veille de la déclaration”, prévient le spécialiste de gestion de patrimoine.
Chez CG Finance, l'accompagnement commence dès les premiers contrats : pédagogie financière, structuration fiscale, diversification prudente, préparation de la reconversion. “Mon métier, c'est que le dernier coup de sifflet ne soit pas une fin, mais un passage de relais”, conclut Christophe Goudal. Son cabinet de Sophia Antipolis, qui s’est orienté vers ce segment atypique en s’associant avec des acteurs parisiens de ce milieu très fermé, entend ainsi transformer la vie de ces jeunes en les mettant à l’abri des difficultés futures, pour qu’ils continuent de nous faire vibrer. Si l’équipe de France nous donne rendez-vous en 2030 dans la prochaine Coupe du monde, l’équipe de CG Finance coachera ses joueurs pour les quarante prochaines années.