Flûte enchantée new look à l’Opéra de Nice

Posté jeu 07/02/2013 - 17:57
Par admin

Mozart à l’Opéra de Nice, du 10 au 16 février, avec « La Flûte enchantée » dans une mise en scène de Marianne Clément qui apporte un nouveau regard sur cet opéra qui oscille entre conte de fées pour enfants et conte philosophiques pour les grands. Face à cette œuvre, sans doute la plus jouée au monde, elle présente une vision résolument moderne inspirée de films et de romans post-apocalyptiques. Le spectateur se retrouve plongé dans un monde dévasté mais, porté par la musique de Mozart, il devait être enchanté par l’un des opéras les plus connus de l’histoire de la musique.

Flûte enchantée new look à l’Opéra de Nice

La mise en scène de Marianne Clément porte un nouveau regard sur le chef d'oeuvre de Mozart (DR©Alain Kaiser)

Du 10 au 16 février, l’Opéra de Nice présente La Flûteenchantée de Wolfgang Amadeus Mozart dans une mise en scène de Marianne Clément et sous la baguette de l’illustre chef salzbourgeois Léopold Hager qui dirigera l’Orchestre Philharmonique de Nice. Opéra le plus célèbre de Mozart, La Flûteenchantée est une œuvre magique, toute de tendresse pour ses personnages, des plus nobles aux plus veules, offrant à chacun des airs inoubliables. C’est tout d’abord un conte oscillant entre le conte de fées pour les enfants et le conte philosophique pour les grands. Tous les ingrédients du conte de fées sont en effet présents : un monstre, un jeune prince qui part à la recherche d’une jeune fille enlevée à sa mère, un méchant qui cherche à séduire la jeune fille très pure, un homme-oiseau qui épouse une femme-oiseau, mais aussi une méchante reine (un peu sorcière) et  un sage que l’on croit méchant et qui se révèle être très bon. Mais cet opéra divertissant a aussi un coté très profond qui dépasse le simple conte de fées lorsqu’il aborde des problématiques morales et éthiques où le bien et le mal se croisent, et où l’humanité triomphe malgré les épreuves de la vie. 

Une mise en scène moderne

Face à cette œuvre, sans doute la plus jouée au monde, la difficulté était de porter un regard nouveau sans faire différent uniquement pour faire différent. Pour relever ce challenge, Marianne Clément a souhaité tout d’abord s’affranchir de tout ce qui entourait l’œuvre et à la dépouiller afin de l’aborder de façon fraîche et vierge, en laissant de côté tout ces clichés qui font écran. Son objectif était de montrer des êtres humains qui ne soient pas des marionnettes, le tout en se laissant guider par Mozart dont elle avait le sentiment qu’il l’accompagnait en permanence lorsqu’elle travailla sur la mise en scène. Le résultat est une vision résolument moderne inspirée de films et de romans post-apocalyptiques dans lesquels une catastrophe a eu lieu, mais où on ne sait pas comment elle a commencé ni où elle a commencé. Papageno est ainsi une sorte d’homme naturel, un survivant dont on ne sait pas d’où il vient. Nous découvrons un monde dévasté en se posant la question, avec le regard de l’enfant : comment fait-on pour créer de la morale à partir de zéro ? Mais soyez rassurés, la vision est loin d’être sinistre et l’humour est très présent, tout comme la musique de Mozart bien sûr. Donc nul doute que cette flûte là enchantera le public niçois.

La Flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart. Mise en scène de Marianne Clément. Direction musicale de Léopold Hager – Opéra de Nice- Dimanche 10 février à 15h. Mardi 12, jeudi 14 et samedi 16 février à 20h.

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