Grève du 5 novembre : les Alpes-Maritimes mobilisées, mais pas paralysées

Plusieurs milliers de manifestants à Nice, quelques centaines à Cannes, des transports peu perturbés : la journée de jeudi a confirmé une contestation persistante sur la Côte d’Azur, sans démontrer de capacité de blocage durable.

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La journée de grève du jeudi 5 novembre a montré un mouvement toujours vivant dans les Alpes-Maritimes, sans pour autant paralyser le département. À Nice, le cortège parti de la gare Thiers a rejoint la place Masséna dans une ambiance festive, achevée en musique. Les chiffres divergent toutefois fortement : 2 600 participants selon la préfecture, plus de 10 000 selon l’intersyndicale, environ 5 000 selon les estimations de presse. À Cannes, quelque 360 personnes selon les autorités (300 à 500 selon d’autres sources) ont défilé de la gare à la mairie par la rue d’Antibes, avec les salaires et le pouvoir d’achat en tête des revendications. Côté transports, le bilan s’est révélé nettement moins sévère que les prévisions, avec peu de TER supprimés et un fonctionnement habituel de Lignes d’Azur hors des secteurs traversés par les cortèges. Dans l’éducation, la FSU revendique 30 % de grévistes dans les écoles, chiffre syndical et non administratif. Des blocages partiels ont été signalés aux lycées Albert-Calmette à Nice et Pierre-et-Marie-Curie à Menton, où la préfecture fait état de tirs de mortier et d’une dispersion par les forces de l’ordre, des incidents sans lien avec le déroulement calme des cortèges syndicaux.

Pour la suite, deux dynamiques se dessinent. Les Gilets jaunes appellent à prolonger la contestation ces vendredi 6 et samedi 7 novembre, avec un nouvel "acte IV ", mais ces appels nationaux ne valent ni reconduction de la grève ni confirmation de blocages dans le département. Un rendez-vous place Masséna samedi à 14 heures circule en ligne, sans confirmation à ce stade. L’échéance décisive sera la conférence sociale réunie à Matignon lundi 9 novembre entre syndicats et patronat sur les salaires et le pouvoir d’achat, doublée le même jour d’une réunion consacrée à Parcoursup avec lycéens et enseignants. Sur la Côte d’Azur, trois indicateurs dessineront la suite : la participation aux rendez-vous du week-end, l’éventuelle reconduction des actions dans les établissements scolaires et les entreprises, puis les réactions aux annonces de lundi. Ni essoufflement définitif, ni basculement vers une grève générale locale ne sont, à ce jour, établis.

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