Hausse de 9,7% des prix du gaz : un coup de massue "injustifié" pour l'UFC-Que Choisir

Posté jeu 25/03/2010 - 07:50
Par admin

"Un coup de massue doublement injustifié", estime l'UFC-Que Choisir à propos de la hausse annoncée de 9.7% des tarifs du gaz au 1er avril. Cela d'autant plus qu'elle intervient au lendemain de l’annonce de l’abandon de la taxe carbone qui aurait renchéri le prix du gaz de 7%, estime l'association de consommateurs. Elle s'en explique. Ce coup de massue est dû au cumul de deux hausses : une liée aux coûts des infrastructures et de la commercialisation et l’autre liée au coût d’approvisionnement, c'est-à-dire au prix de la matière gaz. Or, aucune des deux hausses n’est justifiée.

 

La hausse liée aux infrastructures et à la commercialisation est la conséquence d’une régulation trop laxiste. Après l’augmentation de 5,2% en avril dernier (passée inaperçue car largement compensée par la baisse de la matière gaz), c’est aujourd’hui une hausse de 5.9% que subissent les consommateurs, soit une hausse de 11,1% sur un an. Comme ce poste pèse pour la moitié dans le prix final, cela signifie donc que le coût des infrastructures et de la commercialisation aurait augmenté de 22,2% en un an ! Une telle explosion des coûts est injustifiable.

 

Second élément de hausse tout autant injustifié selon l'association : la hausse complémentaire (d’un peu plus de 3%) liée aux coûts d’approvisionnement due à l’application d’une formule tarifaire dépassée. "En effet, le marché du gaz a fortement évolué et GDF- Suez a renégocié une partie de ses contrats de long terme en les désindexant du prix du pétrole", note l'UFC-Que Choisir. Il devient donc urgent que la formule exclusivement indexée sur les prix pétroliers soit revue.

 

Pour qu’à l’avenir, les consommateurs ne subissent plus une telle explosion tarifaire injustifiable, l’UFC-Que Choisir demande fermement :

  • A l’Etat : une réelle maîtrise des tarifs liés aux infrastructures pour lesquelles il y a une situation de monopole, avec en particulier la révision des tarifs d’utilisation des réseaux et la régulation de l’activité de stockage.
  • A la CRECommission de régulation de l’énergie) : la révision de la formule censée refléter les coûts d’approvisionnement de GDF- Suez afin de garantir que le prix payé par les consommateurs reflète bien la réalité économique.

 

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