IA : Stima (Sophia) et AXES (Québec) remportent la "Startup battle" d'EuropIA

Stima les trois fondateurs

Dans l'écosystème azuréen qui s'est construit autour de l'Intelligence Artificielle et de son 3IA Côte d'Azur (Institut Interdisciplinaire d'Intelligence Artificielle) figure aussi désormais en bonne place l'Institut EuropIA. Présidé par Marco Landi, ancien président d'Apple Monde (et également président du comité d'expert du "Smart Deal" des Alpes-Maritimes), cet organisme sans but lucratif s'est donné pour mission de sensibiliser et former le grand public ainsi que les entrepreneurs sur les enjeux de l’IA avec une approche éthique. (Photo : les fondateurs de Stima avec de gauche à droite, Fatou Diagne, Emile Fulcheri et Jason Gras).

Une première Journée Transatlantique e-Demonstration

Lancé en début d'année en liaison avec l'ouverture de la Maison de l'IA dans la technopole, l'institut s'est montré au grand jour en fin de semaine dernière en organisant une première visioconférence grand public sur "L'IA dans votre vie quotidienne", assortie d'une "battle" de startups engagées dans l'IA. Une conférence et une "battle" en ligne, animées magistralement par Candace Johnson, vice-présidente d'EuropIA, qui réunissaient des partenaires français et canadiens et donnaient ainsi le ton de l'Institut quant à son ambition internationale.

Résultat de la "battle" ? Une victoire ex-aequo des startups AXES (Québec) et de Stima (Sophia Antipolis) qui ont impressionné le jury de business angels dispersé des deux côtés de l'Atlantique. Ces deux sociétés innovantes étaient opposées à MyDataModels (Sophia Antipoli), 4Mantis et Aiffred Health, lors de cette première Journée Transatlantique e-Démonstration (“Demo Day”) en IA qui comprenait également tout un programme de conférence riche en intervenants de premier ordre.

Stima : comment électrifier le parc de moto-taxis du Kenya

L'occasion aussi de découvrir une très jeune startup sophipolitaine : Stima. Elle a été fondée par trois étudiants des Mines Paris-Tech à Sophia qui venaient juste d'obtenir leur master en décembre (le master spécialisé ALEF monté en partenariat avec l'université Tsinghua à Pékin). Emile Fulcheri, Fatou Diagne et Jason Gras lors de leur séjour dans la capitale chinoise ont choisi de transformer en startup le projet d'étude académique qu'ils avaient mené sur le thème comment électrifier le parc de moto-taxis du Kenya en prenant exemple sur ce qui se faisait déjà en Chine.

Ils sont allés aussi à Nairobi vérifier après des associations locales ou nationales de moto-taxis l'intérêt que l'opération pouvait représenter sur le terrain, étudier sa faisabilité. Actuellement ils cherchent à réaliser un prototype de moto adaptable à la fonction et d'un prix compatible avec le marché africain. Et l'IA dans ce projet ? Elle se niche dans la gestion du "swapping", les échanges de batteries. Il s'agit entre autres de mettre au point les bons algorithmes prédictifs permettant d'assurer qu'un équipement chargé puisse être trouveé et d'optimiser la durée de vie des batteries.

AXES : l'IA du monde des casinos

Quant au québecois AXES, fondé par Earle G. Hall que nous avons pu joindre à Las Vegas, c'est déjà une startup affirmée. Elle a levé plus de 20 millions de dollars autour d'une plate-forme de gestion de l’information en nuage pour les casinos. Spécialisée en transactions temps réel, intelligence artificielle, KYC (Know Your Customer), anti-blanchiment d'argent et solutions de jeu responsable, elle dispose d'un point d'appui européen en Pologne que son fondateur envisage de déplacer sur la Côte d'Azur où se développent aujourd'hui les meilleures compétences en IA.

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Stima au Kenya

Les fondateurs de Stima, lors de leur séjour au Kenya, ont eu l'occasion de rencontres les associations de moto-taxis.