Incubateur PACA-Est : accompagner la dynamique de l'IDEX et du 3IA

Laurent Londeix

Clé de voûte de l'accompagnement des startups, l'incubateur PACA Est est parti pour une nouvelle décennie. Créé en 2001, désormais solidement installé au Business Pôle de Sophia Antipolis, il couvre les Alpes-Maritimes et l'Est du Var jusqu'à Toulon et affiche un beau résultat pour ses deux premières décennies : 190 projets incubés, 150 entreprises créées, 1.100 emplois générés et, témoignage de la qualité de sa sélection, 60 lauréats au prestigieux concours i-Lab.

Ses projets pour la décennie qui s'ouvre et s'annonce encore plus disruptive que les deux précédentes ? Laurent Londeix, son président nous les évoque. En précisant que l'exercice, vu la rapidité des évolutions technologiques, se limitera à un point d'étape et à un coup de projecteur sur les 3 à 5 ans qui viennent. (Photo DR : Laurent Londeix, président de l'Incubateur PACA Est, past président de Telecom Valley et directeur régional d'Orange).

"Rester sur la partie incubation"

"Début décembre 2019, sous sommes allés avec Laurent Masson, le directeur, défendre le dossier de l'incubateur PACA-Est à Marseille devant la DRRT (Délégation régionale à la recherche et à la technologie) à l'occasion d'un audit qui a lieu tous les trois ans. Les résultats que nous avons présentés étaient bons, tout comme l'est notre positionnement sur la chaîne de l'innovation entre maturation et accélération. Nous voulons aussi rester sur cette partie incubation qui recouvre la création de l'entreprise, la cohésion des équipes, l'accès au premier client et à la levée de fonds".

"Profiter du dynamisme apporté par l'IDEX et la labellisation 3IA"

"Au fil des ans, l'incubateur a su développer un véritable savoir-faire dans la structuration d'une start-up en termes de produits, de services, d'équipe. Ce créneau est toujours pertinent. Cela dit, l'écosystème évolue. L'incubateur doit pouvoir notamment profiter du dynamisme apporté par l'IDEX et la labellisation 3IA. Nous devons pour cela travailler d'une manière étroite avec UCA (Université Côte d'Azur) autour de l'Intelligence Artificielle et de l'entrepreneuriat étudiant et universitaire. Nous nous donnons le droit, d'autre part, d'accompagner un projet au-delà des 18 mois historiques".

"Se placer plus en amont dans la recherche de projets porteurs"

D'autres pistes de réflexion figurent aussi sur notre feuille de route comme la possibilité de se placer plus en amont dans la recherche de projets porteurs. L'idée est de se doter de la capacité à détecter les entrepreneurs potentiels en travaillant par exemple sur des formations auprès des étudiants et des chercheurs. Les projets détectés pourraient ainsi être accompagnés très tôt. Cela passe également par un travail rapproché avec la SATT Sud Est".

"Aider l'incubation technologique issue de l'entreprise"

"Autre piste que nous suivons : la capacité à aider l'incubation technologique issue de l'entreprise. Il s'agirait d'un volet touchant à l'incubation de projets Deep Tech issus du monde de l'entreprise et pas seulement de l'univers académique. Cela concernerait particulièrement les ETI, PME ou les grands groupes qui n'ont pas en interne ce type de services d'aide à l'intrapreneuriat. Il s'agit d'apporter aux porteurs de projets high tech notre expertise en termes de création d'entreprise. Notre ADN."