Jean-Marie Girier, nouveau préfet des Alpes-Maritimes
C’est un haut fonctionnaire au parcours très politique qui a été nommé officiellement préfet des Alpes-Maritimes, hier en Conseil des Ministres. Ancien directeur de campagne d'Emmanuel Macron en 2017, jusqu’à présent préfet des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Marie Girier, 42 ans, succède à Laurent Hottiaux et prend la tête d'un département aux enjeux particulièrement sensibles.
À 42 ans (demain 11 juillet), Jean-Marie Girier devient le nouveau préfet des Alpes-Maritimes. Sa nomination, officialisée jeudi en Conseil des ministres, le conduit à succéder à Laurent Hottiaux, en poste depuis mai 2025. Jusqu'à présent préfet des Pyrénées-Atlantiques, il rejoint Nice après moins de deux ans à Pau et signe ainsi sa quatrième nomination préfectorale, après le Territoire de Belfort, la Vienne et les Pyrénées-Atlantiques. Cette promotion confirme une ascension rapide au sein de la haute fonction publique. (Photo DR).
Son parcours se distingue par une forte dimension politique. Originaire de Lyon, Jean-Marie Girier a débuté dans l'entourage de Gérard Collomb avant de faire partie des premiers soutiens d'Emmanuel Macron. Directeur de la campagne présidentielle victorieuse de 2017, il a ensuite rejoint Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur, avant de devenir directeur de cabinet de Richard Ferrand à la présidence de l'Assemblée nationale. Un itinéraire qui lui vaut d'être souvent présenté comme l'un des préfets les plus proches de la première génération de la majorité présidentielle.
Dans les Pyrénées-Atlantiques, il s'est notamment illustré par son implication sur les questions de transition écologique, avec l'organisation des Assises de l'eau, la création d'un comité départemental de gestion durable de la biomasse, mais aussi par son action en matière de sécurité, de contrôle des frontières, de gestion des crises sanitaires agricoles et d'accompagnement de grands projets industriels. À son arrivée à Pau, il avait également mis en avant une méthode fondée sur le dialogue, la proximité et la confiance avec les élus et les acteurs du territoire.
Son arrivée dans les Alpes-Maritimes intervient dans un département où se concentrent des dossiers particulièrement stratégiques pour l'État : sécurité, immigration, risques naturels, logement, grands événements internationaux, développement économique et relations avec les collectivités locales. Son expérience des cabinets ministériels comme des fonctions territoriales, conjuguée à sa proximité avec les plus hauts niveaux de l'État, pourrait constituer un atout pour piloter un territoire parmi les plus exposés et les plus sensibles de France.