L'Eurobot de Thales Alenia Space : un "centaure" high tech pour l'exploration planétaire

Posté ven 30/04/2010 - 07:45
Par admin

L'Eurobot de Thales Alenia Space : un "centaure" high tech pour l'exploration planétaire

Non, ce n'est pas Wall-e, mais Eurobot, le robot d'exploration planétaire de Thales Alenia Space.

 

Bonjour Eurobot, le futur aide de camp des astronautes pour l'exploration planétaire. Ou plutôt, ce qui sonne moins bien, bonjour l'assistant robotique EGP (Eurobot Ground Prototype). Il vient d'être livré par Thales Alenia Space, son créateur, à l’Agence spatiale européenne (ESA). Une livraison qui s'est faite, comme tout ce qui touche à l'industrie spatiale, à l’issue d’une phase de qualification et d’essai menée avec succès.

 

Taillé pour l'exploration planétaire

 

Le programme Eurobot a été lancé par l’ESA en 2002. Il a pour objectif de fournir une assistance pour les activités extravéhiculaires à bord de la Station Spatiale et pour les futures missions spatiales habitées. Développé sous la responsabilité de Thales Alenia Space Italia en tant que maître d’œuvre, le programme Eurobot a été initié dans le cadre d’une étude pour la conception d’un assistant robotique destiné aux sorties extravéhiculaires, capable d’apporter son aide aux équipages et d’optimiser ainsi le temps passé en extérieur par les astronautes.

 

En 2008, l’ESA a engagé une nouvelle phase du programme Eurobot en finançant le projet d’assistant robotique de surface EGP. Cette phase a pour but d’étendre les capacités des robots au-delà de leur utilisation sur la Station Spatiale dans le cadre de possibles scénarios d’exploration du Système solaire par des missions habitées. Le nouveau système robotique est conçu pour être exploité à la surface d’une planète, pour préparer l’atterrissage des astronautes puis pour soutenir leurs activités après leur débarquement.

 

Le concept du "centaure" : une plate-forme mobile et un robot anthromorphe

 

L’architecture de l’EGP met en œuvre le concept du "centaure". Il consiste en une plate-forme mobile (EGP-Rover) surmontée d’un robot anthropomorphe (EGP-Robot). Ce dernier est pourvu de deux bras articulés dotés de capteurs de force et de couple ainsi que de systèmes de vision. L’ensemble ainsi constitué est autonome et capable de se déplacer seul à la surface de la Lune ou de Mars. Il peut également assembler les infrastructures nécessaires à la construction d’une base à la surface de ces astres.

 

Le système peut être contrôlé depuis la Terre (lorsque le délai causé par la grande distance entre les planètes reste en deçà des limites acceptables), depuis une station de contrôle sur la planète ou directement par des ordres communiqués oralement par les astronautes. Le prototype actuel est capable de transporter 150 kg, dont un astronaute en scaphandre. Il est équipé de quatre roues directionnelles et a démontré une grande manœuvrabilité, grâce à ses roues arrière qui peuvent braquer à 120°.

 

Au cours des phases finales de qualification avant livraison, l’EGP a pu démontrer des performances exceptionnelles. En particulier, l’EGP a mené à bien avec succès deux missions :

  • La première consistait en la préparation d’un site lunaire pour recevoir des astronautes
  • La seconde comportait des opérations de soutien aux astronautes déjà présents sur la planète qui ont utilisé le robot pour achever la préparation du site.

 

TAS est déjà un contributeur important des missions spatiales habitées

 

L’expérience acquise par Thales Alenia Space au cours des différentes phases du programme Eurobot (depuis juillet 2008, TAS a mené l’équipe de partenaires européens chargés de développer le projet EGP) devrait représenter un atout pour l'élaboration future de projets en collaboration, notamment avec la NASA. Cette dernière a récemment confirmé que la collaboration entre astronautes et robots est un secteur technologique dans lequel il est nécessaire d’investir en préparation de l’exploration spatiale. La NASA a ainsi suggéré que ces solutions puissent être validées à bord de la Station Spatiale Internationale, probablement à travers une coopération internationale.

 

Fournisseur de 55% du volume pressurisé de la partie non-russe de l’ISS, Thales Alenia Space est déjà un contributeur important des missions spatiales habitées. Le groupe cannois est fortement impliqué dans la réalisation de laboratoires et de modules dédiés aux activités humaines ou aux services, et développe également des technologies adaptées pour le retour depuis l’espace. Autant de compétences acquises qui en font un partenaire de référence.

 

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