Logement : une rentrée difficile pour les étudiants

Posté jeu 25/09/2003 - 00:00
Par admin

A l’approche de la rentrée universitaire, un bon nombre d’étudiants recherchent encore un appartement pour l’année. Résidence universitaires, agences spécialisées, ou encore particuliers font le même constat : beaucoup de demandes et peu d’offres encore disponibles.

Le Crous, qui attribue des logements sur critères sociaux, dispose actuellement de 2500 logements sur Nice et 220 sur Sophia Antipolis. Un stock qui n'est pourtant pas suffisant. "Nous arrivons en général à répondre aux besoins des étudiants quand ils envoient leur demande à temps. Mais chaque année, prés de 3000 étudiants font encore appel à nous après l'attribution des logements. Nous avons alors mis en place, et cela depuis plusieurs années, un espace info étudiant, qui leurs permet de prendre contact avec des particuliers disposant encore d'appartements. Mais l'offre reste insuffisante et les prix trop élevés sur Nice" précise Marie Garnier, directrice du Crous Nice–Toulon.Sophia dépourvu de logement étudiantSur la technopole de Sophia Antipolis, qui héberge une quinzaine d'écoles, la tendance est encore renforcée. Le site n'offre que 220 studios conventionnés par le Crous et un petit parc privé aux loyers élevés, ce qui est très peu en regard des besoins. Laurence Grammare, chargée de communication d'Eurécom confirme. "La recherche d’un appartement est devenu un véritable problème pour les étudiants, d’autant plus que la majorité des élèves d'Eurécom sont étrangers. Nous essayons de les diriger vers les résidences universitaires, ou les agences immobilières qui disposent de logements saisonniers ou en collocation".Le Ceram, qui se prépare à accueillir plus de 2.000 étudiants cette année, a remis en place un service logement propre à l'école compte tenu de l'ouverture de quatre nouveaux programmes (mastères spécialisés et un MBA) et de la crise du logement qui touche la Côte d'Azur. "Dès qu'un étudiant a eu confirmation de son inscription, il a pu bénéficier du service logement sur le site" précise Thierry Boidart.Même s’ils se sont stabilisés au cours du premier semestre 2003, selon la Fnaim, les prix des locations restent à un niveau élevé. Il faut compter 400 euros pour un studio et 600 euros pour un deux pièces à Cannes, plus de 450 euros pour un studio et 600 euros pour un deux pièces à Antibes et 350 euros pour un studio et 550 euros pour un deux pièces à Nice. "C'est de plus en plus difficile pour les étudiants de trouver un logement à un prix raisonnable. En ce mois de septembre, peu d'appartements sont encore disponibles et c'est ce qui fait grimper les prix. Nous avons en moyenne 4 à 5 étudiants pour un appartement. Impossible donc de répondre à tant de demandes". Tel est le constat de l'agence Jean Bernard à Nice, spécialisée dans la location.Il n’est même pas suffisant d'arriver à trouver la perle rare et dénicher un logement décent à un prix raisonnable sur la Côte d’azur. Encore faut-il répondre aux critères des propriétaires et des agences immobilières. Sont demandés au futur locataire, un niveau de revenu correspondant à trois fois le loyer, une caution bloquée qui atteint de un à deux mois de loyer voire plus et, dans le cas d’une agence immobilière, des frais équivalents à un loyer sans charge. Des garanties qu’un étudiant ne peut évidemment pas remplir à lui seul. Ainsi, la plupart d’entre eux font appel à leurs parents quand ces derniers peuvent apporter les garanties nécessaires. Pour les autres, c'est la galère.Pénurie des stocks, loyers élevés : rien ne semble pouvoir inverser une tendance qui se renforce d'année en année. De quoi vraiment décourager les étudiants de venir faire leurs études sur la Côte d'Azur.

Séverine  Bonnesoeur

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