Marathon Nice-Cannes : 25 000 coureurs pour une 18e édition record
Dimanche 8 novembre, le Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes s’élance de la Promenade des Anglais avec une participation jamais atteinte, qui conforte son rang de deuxième marathon de France derrière Paris. Zéro gobelet, retour à la télévision et mobilisation des entreprises marquent cette édition.
Le Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes franchit un nouveau cap. Pour sa 18e édition, dimanche 8 novembre, l’épreuve affiche complet avec un record de 25 000 participants, plusieurs mois avant le départ : 15 500 sur le marathon, 3 000 sur le 20 km, 2 500 sur le format 2x21 km et 4 000 sur le marathon relais. Une affluence qui confirme sa place de deuxième marathon français après Paris (50.000 arrivants). Les femmes représentent 35 % des engagés sur la distance reine. Avec plus de 90 nationalités représentées et près d’un tiers de participants étrangers, la course remplit pleinement l’objectif du Département, à l’origine de sa création : prolonger la saison touristique à une période moins fréquentée. Pour Pascal Thiriot, président d’Azur Sport Organisation, l’attractivité tient d’abord à un parcours qui se déroule à 95 % en bord de mer, à travers Saint-Laurent-du-Var, Cagnes-sur-Mer, Villeneuve-Loubet, Antibes Juan-les-Pins et Vallauris Golfe-Juan, jusqu’à la Croisette. (Photo DR).
Pour absorber cette affluence, les départs seront étalés sur plus d’une heure. Les coureurs handisports s’élanceront à 7h58, les élites et les sas préférentiels à 8h, puis les vagues suivantes à 8h25, 8h50 et 9h15, la dernière accueillant aussi les équipes joëlettes. Le premier coureur est attendu à Cannes à partir de 10h07, et le dernier vers 15h15. Quelque 1 200 bénévoles seront mobilisés, avec de la musique tous les deux kilomètres. Côté chronos, le record masculin appartient depuis 2018 à l’Éthiopien Abrha Milaw en 2h07'25", et le record féminin à sa compatriote Zenebu Fikadu en 2h28'15" depuis 2022. Les élites engagés seront présentés lors du point presse du samedi. Le week-end aura débuté dès jeudi avec le Marathon Expo et le retrait des dossards au centre de congrès OcéaNice, sur le port de Nice, avant une Breakfast Run, un atelier de préparation avec Lucile Woodward et une session de yoga le samedi.
Cette édition se distingue aussi par ses engagements. Les gobelets sont bannis du parcours : chaque coureur doit apporter sa propre gourde, une mesure qui doit permettre d’économiser 3 tonnes de déchets selon les organisateurs, qui offrent également le train gratuit entre Nice et Cannes. Autre nouveauté, le marathon fait son retour à la télévision avec trois heures de diffusion sur France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, une vitrine pour les communes traversées. Le tissu économique est lui aussi dans la course : le marathon relais, ouvert aux équipes de trois à six coureurs, a été pensé pour réunir dirigeants et salariés.
Malgré ce succès, Azur Sport Organisation entend maîtriser sa croissance. "On ne veut pas faire n’importe quoi", prévient Pascal Thiriot. Accueillir davantage de coureurs imposerait d’allonger les fermetures de routes et de mobiliser plus de moyens techniques, et le président reconnaît qu’avec 25 000 participants, l’épreuve atteint une forme de plafond dans sa configuration actuelle. Il pointe aussi un écart de moyens avec les grandes courses internationales : les marathons asiatiques proposent jusqu’à 100 000 euros au vainqueur, une dotation dix fois supérieure à celle de Nice-Cannes. Qu’importe : labellisée par la FFA, certifiée AIMS et candidate aux World Marathon Majors, la classique azuréenne a déjà gagné son pari, faire de la Côte d’Azur une destination de premier plan pour les marathoniens du monde entier.