Marineland d’Antibes : le ministre veut accélérer le transfert des orques et des dauphins
En visite ce matin sur le site de Marineland fermé depuis près de 18 mois, Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, compte défendre une sortie rapide de crise : les deux orques dans un parc espagnol, et les douze dauphins orientés vers le centre de Beauval annoncé pour 2027.
Quelles solutions pour les 12 dauphins et les deux orques qui restent encore dans le zoo marin d’Antibes fermé depuis début janvier 2025 ? Plus que jamais il y a urgence, les bassins étant menacés d'effondrement. En visite ce vendredi matin, 15 mai sur le site de Marineland, Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, compte aussi défendre une sortie rapide de crise pour les cétacés. La ligne portée par l’État privilégie désormais des solutions pragmatiques, maitrisables, avec un départ des deux orques vers l’Espagne et l’accueil des dauphins à Beauval, plutôt qu’une solution locale ou un sanctuaire immédiat. (Photo DR).
Le gouvernement veut donc aller vite dans le dossier Marineland. À l’occasion de son déplacement à Antibes, Mathieu Lefèvre doit constater l’état des bassins et officialiser les prochaines étapes pour les animaux encore présents sur le site. La solution privilégiée par l’État ? Pour les orques, le ministre assume désormais une ligne d’urgence. Il affirme que la France veut les transférer “rapidement” vers un parc espagnol, en expliquant que l’état des bassins à Antibes les condamnerait “si on ne fait rien”, et que toutes les autorisations seraient déjà disponibles pour permettre l’opération dans les semaines à venir.
Pour les douze dauphins, la trajectoire privilégiée est celle du futur centre de Beauval, présenté comme la solution “actée” faute d’alternative opérationnelle crédible à court terme. Ce projet prévoit une installation dédiée, non commerciale selon la présentation gouvernementale, avec plusieurs bassins et lagons, pour une ouverture visée au premier semestre 2027.
Cette feuille de route ne règle toutefois pas toutes les controverses. Plusieurs associations contestent le scénario espagnol pour les orques et continuent de plaider pour des alternatives de type sanctuaire marin. Mais pour l’exécutif, l’urgence est désormais de sortir d’une impasse jugée dangereuse pour les animaux, sans attendre des solutions encore hypothétiques. C'est ce scénario qui sera présenté ce matin.