Métro Nice-Monaco-Vintimille : le BTP azuréen rejoint le camp des partisans
Après la Fédération des entreprises monégasques, la Fédération du BTP des Alpes-Maritimes apporte son soutien au projet de métro souterrain, malgré les réserves du gouvernement princier.
Le projet de métro souterrain reliant Nice, Monaco et Vintimille, porté depuis plusieurs mois par la Fédération des entreprises monégasques (FEDEM), gagne un nouvel allié. Interrogé par La Gazette de Monaco, Patrick Moulard, président de la Fédération du bâtiment et des travaux publics des Alpes-Maritimes, juge l’ouvrage techniquement réalisable, à condition de creuser assez profond pour s’affranchir des contraintes foncières. Il table sur une dizaine d’années de travaux, sans se prononcer sur la facture : la FEDEM avançait 4 milliards d’euros en 2025, quand le ministre d’État Christophe Mirmand évoque 10 milliards. Le représentant du BTP pointe toutefois un risque, celui d’une accélération de la fuite des compétences azuréennes vers la Principauté, déjà observée lors des chantiers Mareterra et Testimonio.
Au Conseil national, plusieurs élus, dont Christophe Brico et Nathalie Amoratti-Blanc, estiment eux aussi que le rail a atteint ses limites et réclament des études sérieuses sur un transport collectif de masse. La conseillère-ministre à l’Équipement, Céline Caron-Dagioni, reconnaît un réseau "densifié, peut-être saturé", la gare de Monaco ayant franchi cet été le million de voyageurs, mais s’en tient à la position déjà exprimée par le gouvernement sur le métro. Monaco mise sur sa coopération avec la Région Sud, la sécurisation des voies contre les chutes de pierres et l’arrivée de six nouvelles rames TER Alstom, dont deux en mai 2027 et quatre en 2028. Le projet a par ailleurs reçu le soutien de la maire de Menton, Alexandra Masson, et a été présenté le 7 octobre au maire de Vintimille, Flavio Di Muro.