Mobiles : les Européens paient 3,52 milliards d'euros de trop par an, estime l'UFC Que Choisir

Posté mar 20/02/2007 - 15:50
Par admin

Mobiles : les Européens paient 3,52 milliards d'euros de trop par an, estime l'UFC Que Choisir

L'association UFC-Que Choisir et les associations de consommateurs européennes repartent en guerre contre le coût élevé du "roaming". Par abus de langage, le "roaming" ou "itinérance" permet par exemple sur le territoire national de passer d'un opérateur à un autre (un abonné SFR ou Bouygues qui appelle un abonné Orange) L'abonné peut aussi aller roamer sur un opérateur d'un pays étranger. Mais, précise Wikipedia, le "Roaming", par abus de langage, désigne aujourd'hui la notion de roaming international.

 

"Pour permettre aux abonnés d'un opérateur mobile de passer en toute transparence d'un réseau de communication sans fil à un autre, les deux opérateurs mobiles passent un accord à plusieurs niveaux (contractuel, commercial, financier, technique, etc.). Tous les opérateurs téléphoniques mobiles passent des accords de ce type d'un pays à l'autre pour permettre à leurs clients d'être en continuité de service où qu'ils se trouvent. L'accord est toujours bilatéral pour permettre aux abonnés de chaque opérateur d'aller roamer sur le réseau de l'autre opérateur". C'est aujourd'hui les tarifs pratiqués pour ces services qui sont mis en cause pour leurs tarifs jugés trop élevés en fonction de leurs coûts réels.

 

Ainsi, les 40 associations de consommateurs en Europe membres du BEUC (Bureau européen des unions de consommateurs) dont l’UFC-Que Choisir en France, accusent la GSM Association d’exercer un chantage économique sur les parlementaires pour faire capoter le projet de règlement de la commission européenne qui cherche justement à faire baisser ces tarifs de "roaming". Les associations rendent publique, ce jour, une étude qui démonte une à une les affirmations de la GSMA selon lesquelles la régulation serait préjudiciable à tout le monde, et confirme l’existence de pratiques anticoncurrentielles qui expliquent les prix aberrants imposés aux consommateurs européens depuis plus de 10 ans. Une étude qui est résumé dans un communiqué en cinq points :

  1. Les opérateurs ne disent pas la vérité sur les prix
  2. Une stratégie de "prix faciaux" a été mise en œuvre pour masquer les prix réellement pratiqués
  3. L'accroissement potentiel de la demande de roaming (par une baisse de prix) a été sous estimée
  4. En revanche, l'impact économique de la baisse de prix a été surestimé
  5. La menace d'augmenter les prix des communications nationales à l'unisson est un aveu implicite de collusion

 

"Les prix de détail en roaming international ne devraient donc pas excéder 0,32 € ht et 0,24 € ht en roaming local. « Par défaut », tout consommateur devrait pouvoir bénéficier de ces prix. L’étude montre que l’économie pour les consommateurs européens (grand public et entreprises) serait de 3,5 milliards d’euros par an", conclut l'UFC Que choisir

Lire le communiqué complet en cliquant sur le document associé.

 

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