Neige et soleil en montagne : Gréo totalement submergé ce dimanche !

Neige, soleil, syndrome du confinement : les conditions étaient réunies. Tout le monde s'est précipité à la montagne ce dimanche. Avec pour résultat des stations de ski submergées et des embouteillages monstres particulièrement au retour. L'exemple de Gréolières qui n'avait pas vu de si belle neige depuis des années.

De la neige en montagne, du soleil annoncé : c'était vraiment irrésistible dimanche ! Même si l'on sait bien que les remontées, les bars et restaurants des stations sont toujours fermés pour cause de pandémie, même si l'on craignait un peu d'affluence, c'était l'occasion d'un grand bol d'air, d'une belle journée de plein air dans la neige avec les enfants. (Photos JL)

Pour Gréolières, station la plus proche du littoral, la tentation était d'autant plus grande que cela faisait des années que Gréo en était réduit à la neige artificielle pour ses pistes de descente et que les pistes de ski de fond, les plus belles de la région, ne pouvaient être ouvertes faute de couche suffisante. Or cette année, miracle : plus d'un mètre d'une neige de cinéma.

Mais si l'on s'attendait à de l'affluence, surprise quand même : ce fut un vrai raz-de-marée. Le tsunami. Gréo, même dans ses meilleures années d'enneigement, n'avait jamais connu cela. Vers midi, bien en amont, sur la route de Thorenc, c'étaient des files de voitures en stationnement à perte de vue. Du parc des bisons à l'ouest et bien au-delà du rond-point pour la montée vers la station des lignes de voitures des deux côtés de la chaussée. Même concentration de stationnement sur la route, entourée de grands champs de neige, qui monte à la station à partir du rond-point.

Mais le vrai bouchon, n'arrive qu'à trois ou quatre kilomètres de la station. Là c'est le pare-choc contre pare-choc qui commence. Le stop and go permanent. Greo est saturé et l'on peut croiser les automobilistes qui renoncent et qui, faute de pouvoir stationner, repartent dépité en sens inverse en vous faisant des signes d'avertissement avec les phares. Plus une place. Complet. C'est vrai. Pour ceux qui ne renoncent pas et ne veulent pas être montés pour rien, une seule chance : qu'une voiture garée le long de la route s'en aille et que vous soyez placé au bon moment pour reprendre l'une des rares places qui se libère.

Un peu après 13 heures d'ailleurs, face à ce flot montant, la gendarmerie a préféré couper l'accès à Gréolières-les-neiges à partir du rond-point du bas, là où arrivent les automobilistes venant de Vence ou de Grasse, pour éviter qu'ils ne se fassent eux-aussi prendre au piège.

L'accès a donc été difficile, voire pour certains impossible. Mais le retour a été largement pire. Car avec le couvre-feu à 18 heures, les départs ont commencé en masse avant 16 heures. Un premier bouchon s'est formé pour sortir de la route d'accès à la station. Puis, que ce soit en direction de Nice ou de Grasse, les embouteillages ont commencé à s'allonger atteignant vite plus d'une dizaine de kilomètres. Pour tous, les temps de parcours se sont trouvés doublés, parfois triplés et bien des automobilistes, en dépit d'un retour en milieu d'après-midi sont arrivés après l'heure du couvre-feu.

Le même problème a touché la route du ski de la vallée de la Tinée qui mène à Auron, Isola 2000 et La Colmiane. Avec notamment un énorme embouteillage de Marie jusqu'à l'embranchement dans la vallée du Var, il aura fallu pour certains jusqu'à trois heures pour revenir des stations sur le littoral. Une douche froide au retour. Mais, qui n'aura pas forcément réussi à gâcher la journée. Car quand même, que la montagne est belle !

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