Nice Acropolis, bateau en perdition ?

Posté mar 14/12/2004 - 00:00
Par admin

Le repreneur GL Events ayant jeté l'éponge, le palais des congrès niçois se trouve dans l'impasse à deux semaines du passage de relais. Pour Dominique Estève, président de la CCI Nice Côte d'Azur, qui propose l'aide de la Chambre consulaire, la situation est dramatique.

Décidément on ne sait plus à quel saint se vouer dans la reprise de la gestion de Nice Acropolis. A deux semaines de la fin du contrat qui lie à la ville l'association de gestion de Nice Acropolis (contrat qui rappelons-le avait déjà été prolongé d'une année faute de trouver l'an dernier déjà le bon repreneur), il n'y a même plus officiellement de candidats en lice. Ainsi en fin de semaine dernière, nouvel épisode, GL Events, le repreneur, a jeté l'éponge. La société lyonnaise spécialisée a abandonné face à l’opposition des salariés et des professionnels niçois du tourisme. Elle restait pourtant seule en piste après l'éviction des candidatures de l'association de gestion actuelle (110 salariés), présidée par Jean-Paul Cordéro, et de la CCI Nice Côte d'Azur avec l'appui de la CCI de Paris. On se croirait dans le mauvais scénario d'Air Littoral…Interrogé hier soir au sujet de Nice Acropolis, Dominique Estève, qui venait de prendre la présidence de la CCI Nice Côte d'Azur, ne s'est montré guère optimiste. "Il y a eu un appel d'offre de délégation de service public pour un affermage de 5 ans. Notre offre n'a pas été retenue et récemment le repreneur a jeté l'éponge. Actuellement, la situation de Nice Acropolis est dramatique. Les résultats financiers sont catastrophiques. Le carnet de commande à deux ans se trouve à zéro. Acropolis est un navire en perdition", déclarait le nouveau président de la CCI."C'est pourtant un élément essentiel pour Nice et toute la Côte d'Azur. Nous sommes aussi disponibles pour aider à redresser la situation si la mairie le souhaite. Il s'agit d'un challenge commercial. Mais aussi d'un challenge social. Je n'ai pas d'autres commentaires à faire", concluait-il. Côté association Nice Acropolis, pas de réponse à cette déclaration alarmiste. Tout juste dit-on que le carnet de commande n'est pas si plat que cela, tout au moins pour 2005 et 2006, et que 48 heures de négociations avec la mairie sont actuellement engagées. Jean-Paul Cordéro pourrait ainsi s'exprimer jeudi à l'issue de ces tractations de dernière heure.La situation en sortira-t-elle débloquée ? Le choix du gestionnaire devait être voté par un conseil municipal du 17 décembre. Mais certaines rumeurs font état d'un report de cette réunion au 30 décembre à travers une réunion extraordinaire du Conseil municipal. Le choix se ferait alors une journée avant le passage de relais. Bien court pour remettre la vapeur dans la locomotive du tourisme niçois.

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