Nice : le rapport du CSM qui accable le juge Renard (Le Monde)

Posté mar 12/10/2004 - 00:00
Par admin

"Mensonges éhontés", explications "dérisoires au regard des accusations portées contre lui" : le rapport du CSM (Conseil supérieur de la magistrature) est accablant pour le juge Renard. Le quotidien Le Monde dans son édition d'aujourd'hui note que le rapporteur Vincent Lamanda, ancien collaborateur d'Alain Peyrefitte, premier président de la cour d'appel de Versailles, "conclut en évoquant des "faits multiples", qui, "même en tenant compte de la tradition de sociabilité de la Côte d'Azur, donnent à supposer une perte des repères déontologiques" et "dont les conséquences funestes sur l'image de la justice ne semblent pas avoir été mesurées".On est loin du rapport de l'IGSJ (Inspection générale des services judiciaires), rendu public en juin 2003 et qui venait contredire les accusations du procureur de la République Eric de Montgolfier. Ce rapport concluait en effet à "une disproportion entre la suspicion qui pèse sur certains magistrats et les manquements finalement recensés". C'est exactement l'inverse de ce que révèle l'enquête du CSM note le quotidien dans l'article "Les troubles relations de la justice niçoise devant le CSM". "Relations de proximité avec des figures du "milieu" et des élus visés par des procédures, intervention illégale dans une affaire en cours, instruction d'un dossier impliquant un ami : le parcours du juge Renard illustre tous les errements de la justice niçoise", note encore Le Monde.A lire également dans Libération, le "Grand angle" sur "Les dessous de la justice niçoise : le rapport qui accuse". Libération publie ainsi quelques "morceaux choisis" du rapport. Un coup de flash est donné entre autres sur les relations avec Michel Mouillot, alors maire de Cannes à son zénith et membre lui aussi de la GLNF (Grande loge nationale française) On y apprend également qu'à l'annonce de l'arrivée à Nice d'Eric de Montgolfier, le juge Renard aurait essayé d'obtenir le poste de procureur de la République à Monaco pour mettre un peu de distance avec un procureur à réputation de fermeté. "En juin 2002, le juge Renard a enfin été muté ­pas bien loin, à Antibes ­ après un rude combat mené par Eric de Montgolfier. Entre-temps, et avec la complicité de la chancellerie, Renard avait été à deux doigts de lui faire la peau", conclut Libération.

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