Nice : une découverte dans le contrôle de la croissance cellulaire

Posté lun 07/11/2005 - 00:00
Par admin

Les travaux de l'Institut de Signalisation, Biologie du Développement & Cancer (Université de Nice Sophia Antipolis et CNRS) représentent une étape fondamentale dans la compréhension au niveau moléculaire du processus d'évolution et de croissance des cellules.

L'Institut SBDC (Signalisation, Biologie du Développement & Cancer) Unité Mixte de Recherche Université de Nice Sophia Antipolis et CNRS, est à l'origine d'une découverte pionnière dans le contrôle de la croissance cellulaire. Dirigés par le Dr Pierre Léopold à l'ISBDC de la Faculté des Sciences de l'Université (Campus Valrose), ces travaux marquent une étape fondamentale dans la compréhension au niveau moléculaire du processus d'évolution et de croissance des cellules au cours du développement d'un organisme. Fruit de plusieurs années de recherche, la découverte de l'Institut niçois ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour des affections où la dérégulation de croissance des cellules est l'étape primitive, notamment le cancer, mais aussi pour la recherche sur les hormones stéroidiennes et le diabète.Au cours de leur développement, les organismes doivent coordonner leur croissance avec la transition vers le stade adulte. Cette coordination est un élément clé pour la détermination de la taille finale de l'organisme. Chez l’homme, ces deux étapes majeures du développement se déroulent de façon concomitante au cours de la période pubertaire. Chez les insectes comme la drosophile, elles sont séparées, la croissance étant limitée à la période larvaire et la transition vers le stade adulte prenant place au cours de la métamorphose dans la chrysalide (ou pupe).Ces évènements sont contrôlés par des régulations hormonales très conservées de la drosophile à l’homme : des molécules de la famille de l’insuline, telles que l’insuline elle-même ou les IGFs, contrôlent la vitesse de croissance des cellules et donc de l’organisme, alors que des hormones stéroïdiennes (l’ecdysone chez la drosophile) jouent le rôle d’horloge développementale et contrôlent la durée de la période de croissance.Le récent travail du groupe du Pr Pierre Léopold démontre pour la première fois que le signal ecdysone, en plus de son rôle d’horloge, est également capable de contrôler la vitesse de la croissance tissulaire, en opposant directement les effets des insuline/IGFs au niveau cellulaire. Cette découverte permet de faire un bond dans la compréhension des mécanismes fondamentaux du contrôle de la croissance cellulaire. Les interactions observées chez l’insecte entre ces deux voies de signalisation majeures suggèrent également une conservation fonctionnelle qui ouvrirait une voie de régulation nouvelle des actions de l’insuline et/ou des IGFs par les hormones stéroïdiennes chez l’homme.Contact : Pierre Léopold, ISDBC (UMR 6543) Centre de Biochimie, Faculté des Sciences, Université de Nice Sophia Antipolis Tél : 04 92 07 6445 - courriel : leopold@unice.fr. Voir aussi le site web : http://www.unice.fr/isdbc/

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