Patrick Chesnais : de Toutou à Tartuffe

Posté mer 14/12/2011 - 19:02
Par admin

Patrick Chesnais était mardi sur la scène du Palais des Festivals à Cannes aux côtés de sa femme Josiane Stoléru, dans Toutou, une pièce racontant l’histoire d’un homme qui, un soir, rentre chez lui sans son chien, ce qui va déclencher une véritable crise conjugale. Rencontre avec le comédien pour parler de cette pièce, ainsi que de ses projets qui le ramèneront vers Nice en février, pour jouer cette fois un grand classique : Tartuffe.

Patrick Chesnais : de Toutou à Tartuffe

 

Patrick Chesnais, dans Toutou, la perte de votre chien va briser l’harmonie d’un couple pourtant bien installé dans la vie ?

Cette absence du chien va révéler les fissures du couple et va faire ressurgir du placard quelques cadavres. Elle va ouvrir la boite de Pandore et tout va s’exacerber et se cristalliser : la vie, l’amour, les enfants et les amis. Le départ du chien va créer ce choc là.

Cette crise du couple est traitée sous l’angle de la comédie. On rit beaucoup ?

Là, c’est un sujet relativement anodin, mais souvent la comédie aborde des sujets graves comme  la trahison ou l’adultère. On retrouve la plupart du temps des gens qui ont des problèmes, si non cela ne ferait pas rire. L’irruption d’un troisième larron joué par Sam Karmann qui n’aime notre chien et s’étonne que son absence déclenche un tel drame, accentue le côté  comique de la pièce.

Cette pièce vous permet d’aller au contact du public. Un plaisir que vous ne retrouvez pas au cinéma ?

Au théâtre on est obligé de donner quelque chose. Il y a un échange entre le public et nous, tandis qu’au cinéma la caméra vous capte et vous arrache quelque chose. C’est beaucoup plus subtil. On est plus en direct avec l’âme alors qu’au théâtre on est dans le show et dans la performance, même physique.

Vous continuez à marier une carrière au théâtre et au cinéma. On vous verra prochainement sur les écrans ?

Oui, notamment dans un film de Jean Becker Bienvenue parmi nous qui raconte l’histoire d’un artiste peintre dépressif qui veut en finir et rencontre sur sa route une jeune femme de quinze ans qui elle aussi à des problèmes. Ces deux êtres vont se faire la courte échelle pour remonter la pente. C’est un beau scénario et je crois que le film, qui sortira en juin, est réussi.

Avant, on vous verra également au théâtre, dans du Molière ?

Dans Tartuffe que je viendrais créer chez Daniel Benoin à Nice en février avec Claude Brasseur dans le rôle d’Orgon. Après on partira en tournée avant de reprendre la pièce à Paris en septembre prochain.  Tartuffe n’est pas un rôle que j’attendais, mais en le travaillant et le répétant, je trouve qu’il me convient bien, bizarrement. C’est un des grands rôles du répertoire, c’est une grande pièce. Là, on est dans le chef d’œuvre.

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