Plan de relance : UCA demande 53 M€ pour assurer la transition énergétique de ses campus

Université Côte d'Azur a pris la balle au bond du plan de relance lié à la crise Covid pour assurer sa transition énergétique et mettre ses campus aux normes. Elle a ainsi répondu à l'appel d'offre en présentant des projets de rénovation et d'amélioration énergétique pour un montant de 53 M€, opérations concernant principalement ses campus les plus anciens de Carlone, Trotabas, Valrose ainsi que le site de Fabron (IUT Nice Côte d’azur).

Nice uca château Valrose

Les périodes de grande crise sont favorables aux grands investissements. Alors que l'heure est aujourd'hui aux transitions numériques et  énergétiques, l'Université Côte d'Azur se lance dans une ambitieuse transition énergétique de la majorité de ses campus, mouvement qu'elle associe à un programme de rénovation de ses bâtiments les plus vétustes. Dans cet objectif, UCA a candidaté au plan de relance national en présentant des projets de rénovation et d’amélioration énergétique pour un montant de 53 M€. (Photo UCA : le Château Valrose à Nice, l'un des campus les plus anciens d'UCA).

Carlone, Trotobas, Valrose et le site de Fabron particulièrement concernés

Présenté par le Premier ministre le 3 septembre, le Plan de relance vise à contrer la crise économique engendrée par le Covid-19 et à créer de nouveaux emplois. Dans cette ligne, le 7 septembre dernier, l’Etat  annonçait deux appels à projet pour la rénovation des bâtiments publics : l’un de 3,7 Md€ spécifiquement dédié à l’enseignement supérieur et à la recherche et l’autre de 4,3 Mds € pour les autres bâtiments de l’Etat.

Université Côte d’Azur a pris la balle au bond et a répondu à l’appel à projets de relance économique. "Notre démarche est globale et concerne essentiellement les campus les plus anciens que sont Carlone, Trotabas, Valrose ainsi que le site de Fabron (IUT Nice Côte d’azur). Ces constructions qui datent des années 60-70 doivent aujourd’hui faire un bond en avant en matière thermique et d’économies d’énergie pour répondre a minima aux standards de 2021" explique Marc Dalloz, UCA, en charte du Patrimoine, des Infrastructures et du Développement Durable.

En quoi consistent les aménagements de transition énergétique

Cette démarche globale, déjà initiée, porte sur :

  • une limitation des apports solaires des bâtiments et une amélioration de leur confort qui passe par l’installation de brise-soleil sur les façades sud lorsque c’est possible ;
  • une amélioration de l’isolation des bâtiments en remplaçant les menuiseries en bois simple vitrage par des menuiseries en alu à double vitrage ;
  • un remplacement des installations techniques qui datent des années 60- 70 (réseaux, chauffage) ;
  • le renoncement aux énergies fossiles (fuel et gaz) au profit d’une nouvelle production d’énergies renouvelables en recourant à la géothermie et en installant des panneaux solaires sur tous les endroits où c’est possible d’en installer.

Ces travaux techniques de rénovation sont aussi étudiés pour que, sans surcoût, les bâtiments soient embellis, en uniformisant les façades et en les rendant plus modernes et attractifs. Sont également inclus des travaux pour désamianter et/ou déplomber nos bâtiments.

Des travaux réalisés d’ici l’été 2023

Au total 53 M€ ont été demandés par UCA dans le cadre de cet appel à projet, dont entre 12 et 15 millions pour chacun des trois plus anciens campus Trotabas, Valrose et Carlone. Ces montants, est-il noté, permettront de faire l’essentiel mais pas la totalité des travaux nécessaires. "Nous estimons à 205 millions l’ensemble des travaux de rénovation nécessaires pour que nos campus soient entièrement aux normes. La somme de 53 millions correspond aux types de travaux éligibles dans le cadre de l’appel à projet de l’Etat", estime Olivier Canin, Directeur du patrimoine d'UCA. Des travaux qui, selon les délais imposés par l'appel à projet, devront être réalisés d'ici l'été 2023.

Persuadée de la nécessaire rénovation de ses campus, UCA a déjà lancé les études préalables à la réalisation de ces travaux en s’appuyant sur les diagnostics donnés par deux bureaux d’études Ingérop et Burgeap qui l'accompagnent dans cette démarche. L'université fait valoir aussi que ce programme aura de larges retombées sur l'économie du territoire et représentera un investissement direct pour ses entreprises.

Réalisée sur des sites occupés, l'opération nécessitera une certaine proximité géographique des entreprises qui interviendront. Les grands acteurs locaux, consultés dans le cadre du sourcing conformément aux règles de la commande publique, l'ont bien compris et se sont montrés évidemment très intéressés.

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