Risque de marée noire sur la Côte : Jean-Louis Borloo regrette une alerte tardive

Posté jeu 25/02/2010 - 19:20
Par admin

Lancée hier, l'alerte à la marée noire au large de la Côte d'Azur n'est pas levée et vient même se renforcer. Des nappes d’hydrocarbures dérivent actuellement au large de la côte méditerranéenne (à 25 km au large du Cap Camarat, à proximité de Saint-Tropez, dans l'après-midi de jeudi). Ce fuel lourd de combustion provient d'une collision entre un porte conteneur et un remorqueur portuaire qui a eu lieu au large de Gênes (Italie). Ce fuel, entré hier dans les eaux territoriales françaises (une nappe d'hydrocarbure de 10 km sur 300 m de large qui depuis s'est encore élargie), a continué de dériver vers les côtes françaises malgré l'intervention des services de lutte antipollution italiens.

 

Le préfet maritime de Méditerranée, en liaison constante avec Jean Louis Borloo, ministre d’État, Dominique Bussereau, Secrétaire d’État chargé des Transports et Chantal Jouanno, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, a déclenché le plan "Ramogepol" (l'accord "Ramoge" lie l'Italie, Monaco et la France en matière de sécurité maritime). Des moyens aériens ont été mobilisés pour permettre de repérer les nappes d'hydrocarbure et diriger les moyens nautiques italiens et français.

 

Le dispositif est renforcé aujourd’hui jeudi par un navire affrété par l'armateur du porte conteneur. Selon le cabinet du ministre d'Etat, depuis hier, grâce à une météo clémente, ces navires collectent la plupart des traces solides de fuel. Les communes du littoral concernées, de Cagnes à Hyères ont été mises en situation de vigilance. La surveillance de la côte a été renforcée, des dépôts ponctuels n’ayant pas à ce stade, atteint le rivage.

 

"Je regrette que l’alerte n’ait pas été donnée suffisamment tôt pour éviter ce fléau qui se retrouve aujourd’hui aux larges de nos côtes" a déclaré Jean-Louis Borloo cet après-midi. "Maintenant, l’important c’est de faire preuve de la plus grande réactivité possible pour limiter les dégâts et protéger notre littoral ainsi que le milieu marin. Nous sommes évidemment très attentifs aux opérations en cours. Nous devons aussi renforcer nos procédures de coopération transfrontalières pour qu’on puisse agir plus vite et plus efficacement dès la première alerte".

 

Ajouter un commentaire