Santé : l’UFC-Que Choisir demande une réglementation spécifique aux alicaments

Posté lun 19/11/2007 - 06:25
Par admin

L’UFC-Que Choisir regrette la décision rendue vendredi par la Cour d’appel de Paris qui a considéré que les publicités sur le partenariat de la MAAF et d’Unilever, ne sont pas de nature à induire le consommateur en erreur. Ce partenariat, explique l'association de consommateur, "consiste à accorder une remise de prime sur les assurances complémentaires santé de la MAAF contre la présentation de preuves d’achat de produits Unilever de la gamme Proactiv’, au motif que ces produits font diminuer le taux de cholestérol. "

 

Mais l'association de consommateurs estime que ce type de partenariat tient de la dérive publicitaire car ils ne permettent pas d’informer les consommateurs de manière transparente et complète sur les moyens de prévenir les maladies cardio-vasculaires. L'UFC-Que choisir avance plusieurs argurments :

  • La présence de la MAAF dans ce partenariat attribue la caution d’un assureur de complémentaire santé au produit d’une seule marque,
  • De l’avis des plus hautes autorités de santé et de 75 % des médecins interrogés par l’UFC-Que Choisir2, ces communications surévaluent l’intérêt de ces produits par rapport à d’autres facteurs déterminants vis-à-vis des maladies cardio-vasculaires (suivi médical, activité physique, tabagisme, alcool, poids, etc.),
  • cette technique de "co-branding" induit de manière implicite un effet d’offre liée. Tous les assurés de la MAAF qui souhaitent bénéficier de cette remise de prime doivent en effet obligatoirement consommer les produits d’une seule marque.

 

 

L’UFC-Que Choisir prend donc acte de la décision de la Cour d'appel de Paris qui, avant tout, "démontre l’absence d’encadrement réglementaire". "Dans un contexte d’instrumentalisation croissante de la santé dans le domaine alimentaire", elle demande à Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé de la Jeunesse et des Sports, et Luc-Marie Chatel, Secrétaire d’Etat à la Consommation et au tourisme, "de créer un nouveau cadre réglementaire, aujourd’hui inexistant, applicable aux alicaments".

 

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