Grasse : "Poésie Urbaine" s'installe sur le toit Martelly
Lancé le 4 juin sous le thème "Spray your dreams ", la 3ème édition du festival de street art grassois s'installe jusqu'au 31 août sur un nouveau site à ciel ouvert, avec un plateau d'artistes mêlant talents locaux et références internationales.
Pour sa troisième édition, le festival Poésie Urbaine change de décor. Après l'ancien garage Rolland qui avait accueilli les deux premières saisons, c'est le toit-jardin du parking Martelly qui devient cette année le théâtre d'un musée à ciel ouvert gratuit et accessible à tous jusqu'au 31 août. Lancée officiellement hier matin en présence du maire Jérôme Viaud, l'édition 2026 se déploie autour du thème "Spray your dreams", une invitation poétique à flâner, contempler et laisser les œuvres métamorphoser la ville, selon les mots du cofondateur Pascal Langlais. Les fresques sont en cours de réalisation jusqu'au 11 juin, date d'inauguration et d'ouverture au grand public du toit et de l'escalier qui y mène, lui-même destiné à accueillir une fresque. (Photo DR).
Le plateau artistique 2026 mêle figures internationales et ancrage local. L'Américain Tristan Eaton, référence mondiale du street art, a déjà laissé son empreinte sur les lieux avec une œuvre colorée en hommage à son chat. Margot Margay, née et élevée à Grasse mais vivant au Mexique, peint quant à elle une tubéreuse, fleur emblématique de la cité des parfums, au milieu d'une fontaine asséchée, pour interroger les enjeux de l'eau et l'identité grassoise face aux sécheresses à venir. Menace, L'Atlas, Manyak ou encore 2flui complètent un line-up qui conjugue sensibilité urbaine, dimension environnementale et réflexion poétique. Une "sieste parfumée" sur le toit est également prévue à partir du 1er juillet, fidèle à l'ADN olfactif de la ville.
En trois éditions, Poésie Urbaine est passé du statut d'expérience originale à celui d'événement culturel ancré dans le calendrier estival grassois. Porté par la Ville de Grasse avec Pascal Langlais comme commissaire d'exposition et Nasty comme directeur artistique, le festival remplit une double fonction : proposer un accès gratuit à la création urbaine contemporaine tout en servant de levier symbolique à la requalification du quartier Martelly. "Nous avons réinventé cette Poésie urbaine en sublimant notre patrimoine architectural et urbain ", s'est félicité le maire jérôme Viaud lors du lancement. Un chantier culturel autant qu'urbain, qui transforme chaque été un peu plus le cœur historique de la capitale mondiale du parfum.