Sncf, Sncm, Escota, police municipale : le climat social se gâte

Posté mar 02/02/2010 - 07:35
Par admin

La météo sociale se gâte en ce début de février. Ainsi pour les usagers de la SNCF et notamment les nombreux Azuréens qui utilisent le TER, une journée de galère en vue demain avec un mouvement de grève de 24 heures qui débutera ce soir dès 20 heures et se poursuivra jusqu'à jeudi matin à la Sncf. Ce mouvement a été lancé au niveau national par les quatre plus grosses fédérations de cheminots (CGT, CFDT, UNSA et Sud) qui protestent contre les restructurations engagées à la Sncf, en premier lieu celle du fret, et contre les suppressions d'emplois. Les syndicats tablent sur 40% de grévistes. Pour la direction de la Sncf, il est prévu un TER sur deux (même chose pour les trains Corail) et deux TGV sur trois. Le trafic devrait être ainsi équivalent demain à celui du 20 octobre dernier avec des perturbations qualifiées de moyennes.

 

D'autres préavis de grève concernent le maritime et l'autoroute. Deux préavis de grève ont été déposés à la SNCM et à la CMN par la CGT pour la défense de la desserte de service public de la Corse : une grève de 24 heures aujourd'hui mardi 2 février et un second préavis pour une durée illimitée à compter du 23 février. Concernant l'autoroute, l'intersyndicale des salariés d'Escota (CGT, CFDT, CFTC, CGC et FAT) a déposé un préavis de grève pour le vendredi 5 février afin de protester contre une évolution des salaires qu'elle juge proche de zéro pour 2010. Si le tarif des péages continue d'augmenter (il a pris un nouveau coup de chaud, lundi 1er février), les salaires ne suivent pas forcément veulent faire entendre les syndicats.

 

Quatrième front : les policiers municipaux. Le SNPM (Syndicat national des policiers municipaux) a appelé à manifester jeudi 4 février dans 22 villes en France dont Nice. Dans un communiqué, ce syndicat majoritaire réclame une revalorisation des grilles indiciaires de toutes les catégories, une bonification d'un an tous les cinq ans "pour éviter de voir des policiers de 65 ans sur la voie publique" et l'alignement des grilles indiciaires de la police municipale sur celles de la police nationale sur la base de "à travail égal, salaire égal".

 

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