Sommet Lumière : un “Davos du cinéma” en septembre à Saint-Paul de Vence
Coprésidé par le président français Emmanuel Macron et le président sud-coréen Lee Jae-myung, ce premier Sommet Lumière, consacré à l'avenir du cinéma et de l'image animée, réunira le 7 septembre à la Fondation Maeght 150 décideurs internationaux du 7ème art, de l'audiovisuel et du jeu vidéo.
Présenté comme le premier sommet international consacré à l'avenir du cinéma et de l'image animée, et coprésidé par le Président de la République française, Emmanuel Macron, et le Président de la République de Corée, Lee Jae-myung, le Sommet Lumière réunira le lundi 7 septembre à la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence, 150 décideurs internationaux du secteur. Il s’agit d’invités de haut niveau venus de plus de 30 pays des cinq continents : dirigeants et décideurs du cinéma, de l'audiovisuel et du jeu vidéo, mais aussi personnalités politiques et talents engagés sur ces enjeux. (Photo DR : une vue du parc de la célèbre Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence qui servira d'écrin à ce premier Sommet Lumière).
Quatre grands enjeux
Parmi les personnalités citées dans la presse spécialisée internationale figurent notamment Ted Sarandos de Netflix, Donna Langley de NBCUniversal, Dana Walden de Disney Entertainment ou encore Tom Rothman de Sony Pictures. Cette rencontre constituera pour Emmanuel Macron sa troisième visite dans les Alpes-Maritimes depuis juin, après l'inauguration du salon Bharat Innovates le 14 juin et le sommet franco-italien d'Antibes quelques jours plus tard.
Le choix de la Fondation Maeght, qui compte parmi les collections d'art moderne et contemporain les plus prestigieuses au monde, n'est pas anodin : les organisateurs entendent en faire un espace de dialogue entre cultures, artistes, décideurs publics et industriels. Quatre grands enjeux structureront les échanges :
- la création face aux ruptures technologiques, en particulier l'impact de l'intelligence artificielle sur les œuvres, les droits et les métiers ;
- le financement et les modèles économiques de la filière, avec l'ambition d'accélérer les coproductions internationales ;
- l'avenir de la salle de cinéma et la place du secteur indépendant face au streaming ;
- et enfin la coopération internationale, l'éducation à l'image et la préservation du patrimoine audiovisuel.
Pour un "multilatéralisme du cinéma"
Le secrétaire général du Sommet, Vincent Florant, a promis des annonces concrètes, notamment économiques, sur des tournages internationaux rapatriés en France et des partenariats stratégiques.
Annoncé fin juillet par l'Elysée, ce rendez-vous intervient alors que le cinéma mondial traverse des défis sans précédent. Le président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), Gaëtan Bruel, a ainsi souligné une baisse de 40% de la fréquentation des salles dans le monde depuis 2019, face à la concurrence croissante des plateformes de streaming et des réseaux sociaux. “Un acteur comme YouTube devient un peu le Spotify de l'audiovisuel, qui peut remplacer à terme toutes les autres plateformes”, a-t-il alerté, plaidant pour une nouvelle gouvernance globale de la filière, un “multilatéralisme du cinéma”. La présence conjointe de la France et de la Corée du Sud, deux grandes puissances culturelles, illustre justement cette volonté de rapprocher les industries audiovisuelles à l'échelle internationale.
Dans la continuité des frères Lumière
Pour la France, cet événement s'inscrit dans la continuité de son histoire cinématographique, depuis l'invention du 7e art par les frères Lumière. Troisième marché mondial du cinéma derrière la Chine et les États-Unis, l'Hexagone affiche une part de marché de 40% pour le cinéma français sur son propre territoire, une proportion que l'Élysée qualifie de “sans équivalent en Europe”. Le Sommet Lumière offre ainsi une plateforme stratégique pour forger de nouvelles alliances et valoriser les atouts industriels et culturels français.
Pour la Côte d'Azur, accueillir ce rendez-vous inédit à Saint-Paul-de-Vence représente une vitrine internationale majeure. Il confirme l'attractivité du territoire azuréen au-delà de ses habituels rendez-vous économiques et technologiques, en l'inscrivant durablement dans les grands débats mondiaux sur l'avenir de l'image animée.