Sophia Biotech : le réveil des sciences du vivant

Posté lun 22/12/2003 - 00:00
Par admin

L'association présidée par Mir Nezam, Pdg d'Allergan France (photo Une), a été lancée avec l'aide de la Jeune chambre économique. L'objectif est d'échanger, communiquer, partager les connaissances, développer les partenariats pour doper un pôle resté parent pauvre des NTIC.

Le signal du réveil pour le pôle santé azuréen en particulier et celui des sciences du vivant en général ? Il est sans doute trop tôt pour le dire. Mais l'initiative de la JCE ASA (Jeune Chambre Economique Antibes Sophia Antipolis) n'a pas été seulement bien accueillie. Elle a aussi été reprise au bond par les entreprises et les centres de recherche du secteur santé de la technopole. En témoigne le lancement réussi, la semaine dernière dans les locaux d'Allergan France à Sophia Antipolis, de la nouvelle association Sophia Biotech.Cette association présidée par Mir Nezam, Pdg d'Allergan France, compte plusieurs "major" du secteur santé sophipolitain dans son bureau ou conseil d'administration : Sylvain Goyon de NicOx vice-président; Remi Bars de Bayer CropScience, trésorier; Loïc Giraut d'Elaiapharm, Pascal Barbry de l'IPMC/CNRS, René Feyereisen de l'Inra, Marie Zartarian de LPG Systems, membres. Mais comme Mir Nezam l'a noté, les industriels du secteur ont souhaité que des membres de la JCE ASA puissent rester dans le conseil d'administration. Ainsi Isabelle Mari occupe-t-elle le poste de secrétaire au nom de la Jeune chambre.Fédérer les forces vives du secteur santéLa création de cette nouvelle structure est partie d'un constat fait par une commission de la JCE ASA. Après avoir recueilli les besoins, attentes, mais aussi les motivations des chefs d'entreprise, la commission a estimé qu'il fallait créer une nouvelle association dédiée à ce secteur d’activité, avec pour mission de rapidement fédérer les forces vives, tout en développant une synergie avec les autres structures départementales et régionales concernées, comme Initiative Riviera Technologies (IRT), Méditerranée Technologies, etc.Ce regroupement permettrait de donner un nouveau poids à un secteur souvent considéré sur le site comme le “parent pauvre” des technologies de l’information. Un secteur qui pourtant porte aujourd’hui de nombreux espoirs pour le développement économique azuréen et l’essor de Sophia Antipolis... L'IRT (Initiatives Riviera Technologies) a notamment retenu les sciences du vivant comme l’un des deux “clusters” (filières) d’avenir de l’économie azuréenne. Actuellement ce secteur a certes déjà du poids dans les Alpes-Maritimes : 254 entreprises, 9.435 emplois pour un chiffre d'affaires d'un peu plus de 2 milliards d'euros (sources CCI). Mais il ne représente que 8% de l'emploi sophipolitain (42 entreprises, 1.960 emplois et 575 millions d'euros de CA sur la technopole).Accéder à la masse critiqueLe projet d'association, rondement mené en à peine quelques mois par quatre membres de la JCE d’Antibes Sophia Antipolis (Isabelle Mari de BPI, Sophie Lautraite de Bayer CropScience, Stéphanie Poggi de Philips et Eric Michel de NicOx), a ainsi débouché sur la création de Sophia Biotech. Les objectifs ont été clairement définis. Il s'agit d'échanger et de communiquer au sein du pôle Sciences du Vivant, de partager les connaissances, de favoriser les partenariats entre membres, de participer au développement de la région auprès des instances économiques et académiques et d'assurer la promotion de ce pôle de Sophia et des Alpes-Maritimes au plan national et international.Pour Mir Nezam et pour Sylvain Goyon il est important en effet de pouvoir partager les compétences et les ressources humaines. Plus le bassin d'emploi sera grand sur ce créneau des sciences du vivant et plus il sera facile à chaque entreprise de pouvoir recruter et surtout s'attirer les meilleures compétences. Comme pour le pôle NTIC, la notion de masse critique est importante. Sophia Biotech compte également travailler pour des formations inter-entreprises, pour favoriser les partenariats privé-public. Si le nom de Sophia a été retenu, l'association s'adresse en fait à l'ensemble des Alpes-Maritimes, Sophia étant ici entendu sous le sens de sagesse.Donner de la visibilité à ce pôleLa création de l'association a été bien accueillie par les institutionnels. "Il faut donner de la visibilité à ce pôle", a assuré Marc Daunis, maire de Valbonne et conseiller régional au nom de Michel Vauzelle, président de la région PACA. "Notre région représente le 2ème pôle français en biotechnologies après l'Ile de France et c'est ignoré!" Pour Jean-Pierre Mascarelli, président du Symisa et représentant Christian Estrosi, président du Conseil général des A-M, "une association comme Sophia Biotech manquait terriblement. Nous avions besoin d'un interlocuteur, d'une association active, structurée pour faire vivre les Sciences du Vivant sur Sophia". André Labat, au nom de la CCI, raccrocha cette création à un mouvement plus général initié par l'IRT (Initiative Riviera Technologie) en faveur des sciences du Vivant en association avec Marseille.Quant au sénateur Laffitte, il avait dans un message écrit replacé Sophia Biotech dans un contexte technologique. "J’espère que les liens de la nouvelle association, comme le groupe des nanotechnologies biomédicales qui d’une certaine façon le préfigure, saura conserver des liens étroits avec les disciplines voisines, qu’il s’agisse de l’informatique (comme le démontrent les initiatives de modélisation de l’INRIA et des start up qui en sont issues) ou bien des matériaux (comme le montrent certaines initiatives de l’Ecole des Mines), et bien sûr avec les aspects de télémedecine, de téléformation médicale."En pratique- Cotisations : 800 euros pour entreprises de moins de 20 salariés; 1.200 euros de 20 à 100 salariés; 2000 euros plus de 100 salariés.- Contacts : Sylvain Goyon , e-mail goyon@nicox.com ou Isabelle Mari, imari@groupe-bpi.com

Jean-Pierre  Largillet

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