Sophia : le CICA coupé du Net pendant plus de trois jours

Posté mar 04/03/2003 - 00:00
Par admin

Le réseau Internet du Centre International de Communication Avancé paralysé de vendredi soir à mardi matin par un virus de type SQL Slammer... et par les effets d'un changement de fournisseur d'accès mal géré. SophiaNet.com inaccessible pendant ces trois journées.

Sophianet.com est resté inaccessible pendant trois jours suite à la très longue panne qu'a connue le réseau du Centre International de Communication Avancé à Sophia Antipolis où se trouvent ses locaux et ses serveurs. La rédaction du journal en ligne de l'économie azuréenne présente aussi toutes ces excuses à ses lecteurs pour cette interruption de service qui ne tient pas de son fait. Quelques explications sur ce qui s'est passé.Un virus sur un serveur d'une des sociétés hébergéesLe réseau Internet du CICA est tombé en panne vendredi vers 19 heures. L'alerte aux services du centre a été donnée samedi matin. Mais aucune astreinte informatique ne figurant au contrat établi entre le Conseil général, propriétaire du bâtiment et la société Carillion Service, l'intervention n'a commencé que dimanche matin. Vendredi en fin d'après-midi, le CICA avait changé de fournisseur Internet. Il disposait jusqu'à présent de deux liaisons à 2 Mbits chacunes, l'une avec Cable & Wireless, l'autre avec Worldcom. Ces deux liaisons avaient été coupées vendredi en fin d'après-midi et la nouvelle liaison (4 Mbits avec Completel) avait pris le relais.L'interruption de la connexion Internet étant intervenue deux ou trois heures à peine après ce basculement, c'est cette piste qu'a suivie l'ingénieur informaticien du CICA toute la journée du dimanche. En vain. Lundi matin, une cellule de crise a été mise en place afin de rechercher la clé du problème. Deux ingénieurs informaticiens du Conseil Général, un ingénieur de la société Arche installateur du réseau du CICA, un ingénieur et la hot line de la société Completel étaient mobilisés en renfort de l'équipe interne. Ce n'est que vers 20 heures 30, après de multiples approches et mesures que la cause de la panne a pu être enfin déterminée et isolée.En fait, les dysfonctionnements (la saturation complète du routeur) n'avaient rien à voir avec le changement de "provider". Un serveur d'une société hébergée par le CICA avait été infecté par un virus de type SQL Slammer et venait saturer le routeur, bloquant toutes les liaisons haut débit du site. Une attaque qui est intervenue, sans qu'il y ait apparemment un lien, peu après le basculement du réseau.Pas d'astreinte le week-end...Cette nouvelle grande panne informatique du Centre international de communication avancée n'en pose pas moins quelques questions. Il y a un peu plus d'un an, suite à une panne de réseau de plus de 48 heures déjà, les services du Conseil général (le centre fonctionnait alors en régie) avaient décidé de mettre en place une astreinte le week-end, de manière à pouvoir traiter rapidement tout incident. Une leçon qui a été oubliée. Second point : le changement de fournisseur d'accès haut débit s'est fait sans le moindre filet. Pas de période de passage de relais, permettant de s'assurer que la nouvelle liaison peut s'établir sans interruption de services pour les entreprises. Pas la moindre information quant aux dispositions à prendre pour les entreprises qui utilisent le service et qui avaient parfois à reconfigurer des machines. On est loin des normes ISO de qualité...C'est dommage pour le CICA où pourtant des efforts ont été faits par le Conseil général pour améliorer le réseau et les liaisons haut débit. Déjà, le Centre avait commencé à se vider de ses entreprises suite aux fortes hausses de loyers intervenues en décembre dernier (Widcom, Valyosis, C3M, Hitachi, Oracle etc sont partis ailleurs tandis que d'autres ont disparu comme AMI ou Netonweb). Ce nouvel incident risque de ne va pas améliorer son image de marque et de refroidir les candidats alors que de nouvelles vagues de départ sont déjà programmées ou se feront avant la fin de l'année avec le passage à un prix de loyer dissuasif au delà d'une troisième année de présence.

Jean-Pierre  Largillet

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