Sophia : Thermatech s'oriente vers un plan de cession

Posté mer 19/11/2003 - 00:00
Par admin

Placé en règlement judiciaire le 23 juillet avec six mois d'observation, le groupe (120 personnes) n'a pas réussi à constituer un nouveau tour de table. Deux offres de reprise seront étudiées le 3 décembre par le Tribunal de commerce d'Antibes pour sa filiale ViTechnology.

Le groupe sophipolitain Thermatech, placé en règlement judiciaire le 23 juillet dernier, se dirige vers un plan de cession (voir l'article de SN.com "Sophia : Thermatech Ingénierie en règlement judiciaire"). C'est ce qui est annoncé dans un avis financier publié aujourd'hui (Thermatech est coté au Nouveau Marché depuis 1996). Thermatech Ingenierie et deux de ses filiales ViTechnology et Thermatech Industries avaient été mises en règlement judiciaire à la demande de leurs dirigeants suite à un tour de table qui n'avait pas abouti en juin dernier. Elles avaient bénéficié d'une période d'observation de six mois. "Malgré la renégociation en cours du passif obligataire et fournisseur, il n'a pas été possible à aujourd'hui de constituer un nouveau tour de table pour assurer la mise en place d'un plan de continuation des trois sociétés" est-il indiqué dans l'avis financier.La poursuite d'activité du groupe s'oriente donc vers un plan de cession. Cela notamment pour ViTechnology, filiale pour l'industrie électronique qui réalise la quasi totalité du chiffre d'affaires du groupe. Deux propositions de rachat des actifs de ViTechnology ont déjà été reçues et seront présentées au Tribunal de commerce d'Antibes le 3 décembre prochain. Elles émanent de groupes industriels sérieux, non concurrents", est-il précisé. La cession pourrait avoir lieu ainsi avant la fin de l'année sauf si, le cas devenant de plus en plus improbable à mesure que le temps passe, un plan de continuation pouvait être proposé in extremis. Quant aux comptes du premier semestre ils restent en cours d'examen en raison de la situation de la société.Le 23 octobre dernier, un autre avis financier avait donné la mesure du problème : le chiffre d'affaires du premier semestre 2003 était évalué à 6,5 millions d'euros, pour une perte nette de 4,53 millions d'euros. Le groupe emploie 120 personnes. La cession, est-il également noté, sous réserve de l'acceptation par le Tribunal d'une des offres, devra permettre "d'assurer la poursuite de l'activité électronique du groupe, tout en garantissant le maintien de son savoir faire".

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