Telecom Valley : Antoine Perry, un créateur de start-up à la présidence

Posté jeu 26/03/2009 - 08:25
Par admin

Telecom Valley : Antoine Perry, un créateur de start-up à la présidence

Antoine Perry est le nouveau président de Telecom Valley. Il a été élu à l'unanimité mardi à l'issue de l'assemblée générale de cette association qui rassemble plus d'une centaine de sociétés azuréennes travaillant dans le domaine des NTIC (Nouvelles technologies de l'information et de la communication). Le passage de relais qui s'est ainsi effectué entre Michel Castellanet (Thales Alenia Space, à droite sur la photo) et Antoine Perry, fondateur de SeaSatCom, prend en compte la nouvelle réalité de la technopole et, dans ce sens, tient d'ailleurs du symbole.

 

PME et TPE innovantes : la nouvelle réalité du parc technologique

 

Pendant longtemps en effet, les acteurs en matière de télécommunications sur la Côte d'Azur ont été les grands comptes. Les poids lourds comme IBM La Gaude, Texas Instruments à Villeneuve Loubet, France Télécom, Thales Alenia Space, Amadeus, Atos Origin, Philips. Un poids en terme d'activité qui se traduisait dans une présidence tournant tous les deux ans : Christian Tordo (TI), Jacques Gros (IBM), Bruno Delepine (Philips), Jean-Marc Djian (Atos Origin), Laurent Londeix (France Telecom) et dernier en date Michel Castellanet (Thales Alenia Space) se sont notamment succédés.

 

Mais si les grands comptes sont toujours bien présents, depuis les années 2000 la croissance de la technopole s'est faite à partir de PME et de TPE innovantes et très actives. C'est cette nouvelle réalité qu'Antoine Perry, l'une des chevilles-ouvrières de l'association depuis plus de dix ans, compte bien incarner.

 

Accentuer le mouvement déjà engagé vers les PME et TPE

 

S'il a longtemps travaillé également dans de grandes structures (secrétaire général d'EURECOM, puis Directeur administratif et financier de Monaco Telecom Multimédia), Antoine Perry s'est lancé depuis 2006 dans la création d'une start-up : SeaSatCom sur le créneau du "triple play" pour la plaisance. Ce fut bien sûr l'occasion de toucher du doigt les problématiques de la création et du développement d'entreprises innovantes à l'ombre des grands chênes que sont les puissants groupes du secteur.

 

"Le message que je souhaite transmettre, note Antoine Perry, ce n'est pas que Telecom Valley, désormais s'oriente vers les TPE et laisse tomber les grands groupes. C'est de continuer le mouvement déjà engagé par l'association depuis plusieurs années et de s'ouvrir encore un peu plus sur la réalité du parc : à côté des grands groupes, le dynamisme est désormais également assuré par les PME et les TPE. Ce sont elles qui aujourd'hui sont le moteur de la croissance de la technopole alors que depuis 2000, aucune grande implantation n'est intervenue et que les groupes ont plutôt tendance à réduire leurs effectifs. L'action du nouveau bureau sera donc dans la continuité de ce qui a été fait en accentuant les actions au service de PME et TPE qui cherchent avant tout à développer leur business et leurs emplois. Il s'agit de s'orienter de plus en plus vers une association à l'anglo-saxonne qui ne soit pas seulement un club, mais qui délivre des services à ses membres."

 

Telecom Valley ne veut pas être phagocité par le pôle SCS

 

"L'action que nous allons mener tourne autour de trois mots : irriguons, innovons et collaborons. Irriguons dans le sens où il ne s'agit pas seulement de faire de l'animation mais d'irriguer les petites veines de notre tissu d'entreprises en mutualisant par exemple des services (une étude est en cours sur les besoins et le type de services que nous pourrions ainsi apporter). Innovons : c'est la Plate-forme télécoms qui a été validée en début d'année, c'est le Centre Universitaire Santé et les projets que nous menons. Collaborons avec d'autres associations comme SAME, la Fondation Sophia Antipolis, l'APPIM et bien sûr les pôles de compétitivité."

 

Telecom Valley, pourtant –et Antoine Perry a porté cette position- ne veut pas être une filiale du Pôle SCS. "C'est un partenaire fort, estime le nouveau président de Telecom Valley, avec lequel nous avons besoin de travailler. Mais des membres de l'association travaillent aussi avec le pôle Mer ou le pôle Pégase et le pôle SCS n'est pas notre partenaire exclusif." Qu'on comprenne bien. Antoine Perry n'est pas homme à garder sa langue dans sa poche. Les relations entre la partie Ouest et Est du pôle (entre l'équipe de direction du pôle très marquée microélectronique de production dont le centre de gravité est dans les Bouches-du-Rhône, et les PME-TPE du secteur télécom en recherche et développement plus particulièrement installées dans les Alpes-Maritimes) ont connu des hauts et des bas. Dans ce domaine, Telecom Valley devrait se montrer plus attentif à une répartition équitable des aides de financement perçues à travers le pôle SCS entre Est et Ouest, entre grands groupes et PME-TPE ainsi qu'entre microélectronique et télécommunications. Qu'on se le dise.

 

Le nouveau bureau

 

Quant au nouveau bureau : il est le suivant

  • Antoine Perry, SeaSatCom - Président
  • Thierry Semionoff-Bru, @tis Ingéniérie - Vice-Président
  • François Laburthe, Amadeus - Secrétaire Général
  • Jean-Luc Burlier, Altran - Secrétaire Général Adjoint
  • Thierry Christol, Overlog - Trésorier
  • Alain Salliou, AKKA - Trésorier Adjoint

Légende photo : de gauche à droite, François Laburthe, Amadeus - Secrétaire Général; Thierry Christol, Overlog – Trésorier; Thierry Semionoff-Bru, @tis Ingéniérie - Vice-Président; Alain Salliou, AKKA - Trésorier Adjoint; Jean-Luc Burlier, Altran - Secrétaire Général Adjoint; Antoine Perry, SeaSatCom – Président

 

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