Un Festival du Livre de Nice sous le signe de la Francophonie

Posté mer 05/06/2013 - 06:25
Par admin

Installé cette année dans le Vieux Nice, place Pierre Gautier et place du Palais de Justice, le Festival du Livre 2013 lance les festivités du volet culturel de "Nice 2013, capitale de la Francophonie". Présidé par l'écrivain libanais Amin Maalouf, il rendra aussi hommage à Raoul Mille, un de ses plus fidèles acteurs disparu l'an dernier.

Un Festival du Livre de Nice sous le signe de la Francophonie

Le Festival du Livre de Nice, qui se tiendra du 7 au 9 juin, change de lieu. Il quitte les jardins Albert 1er pour s'installer dans le Vieux Nice, place Pierre Gautier et place du Palais de Justice. Un Festival qui, 7èmes Jeux de la Francophonie niçois en septembre obligent, lance les festivités du volet culturel de "Nice 2013, capitale de la Francophonie ". Ainsi, la présidence du festival est tenue cette année par Amin Maalouf, de l’Académie française, prix Goncourt, écrivain libanais aux récits empreints d’un style poétique très lumineux.

Pour FOG, Franz-Olivier Giesbert, directeur artistique du festival, cette édition 2013 a été placée également "sous le signe du débat, de l’échange et de la tolérance, où se succèdent nos plus grands intellectuels, quelle que soit leur appartenance, de Régis Debray à Emmanuel Todd, de Jean d’Ormesson à Amin Maalouf, d’Alain Finkielkraut à Michel Onfray en passant par Luc Ferry"

Tout au long du festival, les débats, les rencontres avec les 200 écrivains invités, d'Hélène Carrère d'Encausse à Jean-François Colisimo, de Jean-François Kahn à Eric Zeimmour, d'Alain Finkielkraut à Luc Ferry, de René de Ceccaty, Denis Tillinac, Irène Frain, Didier Van Cauwelaert, David Foenkinos, Paule Constant, Henri Guaino, William Leymergie, Daniel Picouly, à Françoise Laborde ..., pour ne pas ici tous les citer, et les lectures de Jacques Weber, Clémentine Célarié, d'Astrid Veillon et d'Irène Jacob, vont ouvrir les fenêtres du monde.

Autre volet, le Festival du Livre de Nice, en débats, en conférences "Science et avenir" explorera aussi ce vaste champ de réflexion. Seront abordés aussi bien l'avenir de l'écrit et sa dématérialisation face à la multiplicité des systèmes de lecture que les grands phénomènes de l'espace comme les trous noirs. La place de l'homme dans l'univers et l'émergence de la conscience que le fonctionnement de la mémoire...

Et puis, comme chaque année, sera remis en ouverture le Prix Baie des Anges, dont le jury est présidé par Franz-Olivier Giesbert. Ce prix littéraire, en partenariat avec Nice-Matin, a notamment déjà récompensé Didier van Cauwelaert, Daniel Cordier, Laurent Seksik ou encore Romain Slocombe. Un grand absent aussi n'est pas oublié : Raoul Mille, décédé le 14 juin 2012. Il "a tant fait pour la lutte contre l’illettrisme avec le programme “Lecture pour Tous”." ll a oeuvré avec talent et passion pour le rayonnement de la littérature. Il était l’âme du Festival du livre de Nice" comme le rappelle dans son édito le député-maire de Nice Christian Estrosi, qui dédie cette édition 2013 à cet "amoureux de Nice et des livres".

En pratique

Du vendredi 7 au dimanche 9 juin de 10h00 à 19h00. Entrée libre.

Site Web : www.festivaldulivredenice.com

Soirée d’ouverture : Jeudi 6 juin à 19h15

Inauguration : Vendredi 7 juin à 14h30

Remise des prix littéraires

  • Nice Baie des Anges : vendredi 7 juin à partir de 14h30
  • Concours de nouvelles : samedi 8 juin à partir de 11h00

L'hommage à Raoul Mille

Le Festival du Livre rend hommage à l'écrivain niçois Raoul Mille. Une table ronde sur le thème "Raoul Mille, une vie pour l’écriture" est programmée vendredi 7 juin à 15h30 au Centre Universitaire Méditerranéen (CUM). Elle sera animée par Franz-Olivier Giesbert, avec les auteurs Jacques Gantié, Christian Estrosi, Didier van Cauwelaert et Francis Esmenard, président du directoire des éditions Albin Michel. Cette table ronde sera suivie d’une lecture de passages des ouvrages Les amants du paradis (Grasset), Prix interallié 1987 et La force du père (Albin Michel) de Raoul Mille par la comédienne Astrid Veillon.

Le Festival du Livre a dressé aussi un portrait de l'écrivain niçois. Le voici.

"Avec les livres et les auteurs, disait-il, j’ai découvert le monde. Raoul Mille avait un débordant enthousiasme lorsqu’il s’agissait de littérature. Dès 1968, il avait été de l’aventure de tous les Festivals du livre de Nice. Nommé Conseiller municipal, délégué, à la littérature, à la lutte contre l’illettrisme, aux bibliothèques et au cinéma en 2008, il s’était dépensé sans compter pour la manifestation. Il nous a quittés, il y a un an, le 14 juin 2012, juste quelques jours après la fin de la précédente édition qu’il n’avait pas voulu endeuiller.

Journaliste et écrivain, lauréat du prix Interallié en 1987 pour son roman Les amants du paradis, prix Léautaud pour Père et mère, prix Baie des Anges pour Le paradis des tempêtes, Raoul Mille était un Niçois passionné. Il était pourtant né loin de la Méditerranée, à Paris et avait passé son enfance dans le Pas-de-Calais. Arrivé à Nice à seize ans, il s’expliquait de son attachement avec pudeur : « Nice n’a rien d’exceptionnel. Rien, sinon que c’est la ville où j’ai fait connaissance avec l’amour, la souffrance et aussi la mort. Rien, sinon que mon père se trouve dans la terre d’ici, que le dernier ciel qu’il ait aperçu était le ciel d’ici. Rien, sinon que mes années d’apprentissage sont marquées par le sceau niçois et mes amis passés et présents l’ont été également. Aucune chaîne de sang, aucun lien de chair, seulement un faisceau d’affinités intenses et particulièrement obsédantes.

En fait, il a aimé la ville avec la fougue et la ferveur d’un converti. Nice et la Riviera se retrouvent dans bien de ses livres, tous écrits avec une sensibilité de poète et une émotion d’éternel jeune homme. Il rappelait souvent que c’était sa mère qui lui avait appris l’amour des livres et le respect pour la lecture. Une passion qu’il voulait transmettre, une chance qu’il tenait à partager. Il aura été ainsi à l’initiative et aura accompagné toute l’opération « Lectures pour Tous »* qui engage, année après année, la ville de Nice dans le combat contre l’illettrisme. « Amener les enfants à la lecture, insistait-il, c’est ouvrir leur imaginaire, enrichir leur culture et leur transmettre l’expérience dont ils ont besoin pour devenir adultes. » Et il ajoutait : « Je mesure à quel point le rendez-vous avec l’écrit ne doit pas être manqué. Il faut protéger les enfants, il faut protéger la lecture !"

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